Le régime de la rupture croit bien faire en laissant qu’aux partis politiques les prérogatives pour désigner les candidats à l’élection présidentielle. Mais cette option à travers son application stricte, risque de générer un autre problème. Il s’agit de la mise à l’écart de la diaspora qui pourrait être exclue du registre des candidatures parce que n’appartenant pas forcément à des formations politiques. Cette réalité pourrait être enregistrée pour étaler une fois encore les limites de la réforme du système partisan. Les Béninois à l’étranger nourrissant des ambitions pour le fauteuil présidentiel se sentiront de ce fait, mis de côté par la nouvelle loi qui les sort en quelque sorte du jeu. Eux qui pouvaient venir solliciter sans exigence les suffrages de leurs concitoyens, seront obligés d’intégrer des partis politiques et prouver leur militantisme dans l’espoir d’être portés. Un exercice qui ne sera pas facile avec l’imposition d’ancienneté au sein des partis et de résidence sur le territoire national un certain nombre d’années à l’avance qui pourrait leur être faite. Et confrontés à ces exigences, beaucoup pourront renoncer à leurs ambitions laissant prospérer que les candidatures à l’interne. Un état de choses à revoir pour accorder à la diaspora des possibilités d’aligner des candidats à la présidentielle de 2026 et faire évacuer les idées d’exclusion.
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