Loi sur l’embauche au Bénin : Ces SFD qui foulent au pied les obligations vis-à-vis des employés

Si la loi en vigueur sur l’embauche en République du Bénin prescrit des exigences vis-à-vis des employés, il y a de ces structures qui foulent allégrement au pied ce qui est acté par le législateur, promulgué par le Chef de l’Etat et qui s’impose à tous. Violant constamment les droits de leurs employés  qui pourtant se plient en quatre pour répondre à leurs obligations, les responsables des structures en question marchent dessus les textes qui organisent le milieu du travail. Ils se comportent comme si dans la collaboration, seuls leurs intérêts comptent, pas pour les autres.  Tenez, la vilaine pratique à laquelle se livrent des Systèmes Financiers Décentralisés  (SFD) surtout un ayant son siège principal à Cotonou mérite  qu’on s’y attarde pour exposer à la face du monde les actes de brimade et de violation flagrante de droits à l’actif des responsables. Cette structure de microfinance dont les dirigeants n’ignorent pas les dispositions en vigueur sur les SFD, traitent pratiquement ses employés comme des esclaves, des personnes éternellement soumises. En effet, s’il est connu de tous qu’ un employé a droit a un lieu de travail et les équipements pouvant lui favoriser l’exercice de son travail, qu’il a aussi le droit d’obtenir son salaire ou sa rémunération convenu dans le contrat et a le droit au paiement des congés et des jours chômés,  cette structure de microfinance a créé sa  propre loi exploitant des jeunes sans contrat de travail. Habitué des jonglages, ce SFD manipule à se mettre en règle au passage d’équipes de contrôle sans jamais chercher à améliorer les conditions de ses employés. C’est ainsi que des gens sont utilisés sinon exploités sans contrat de travail en tout cas sans  un document en leur possession attestant de leur embauche.  Soumis à la dictature du « baron », certains sous la  menace du renvoi vivent cette situation depuis plus de sept ans ; une situation caractérisée par une instabilité permanente du fait de l’humeur du Chef.  Si ailleurs, l’on fait l’effort de tenir compte de la qualification professionnelle, ici, les salaires ne tiennent pas compte et pas du tout compte des diplômes. C’est alors  qu’un titulaire de la Licence professionnelle par exemple est rémunéré  comme un titulaire du CAP et ainsi de suite. Ce qui froisse surtout comme posture de la part du DE de cette structure de microfinance est le traitement à l’égard des femmes qui quoi qu’en soit leur âge, n’ont pas le droit de procréer si elles ambitionnent poursuivre avec la collaboration avec sa structure. C’est le lieu de rappeler que des affectations punitives sont prononcées ou d’autres moyens sont mis en œuvre par ce Directeur pour contraindre à partir. Il refuse même de payer les congés régulièrement accordés et relevant du droit du travailleur dans le dessein de faire soumettre continuellement en l’occurrence des employés femmes. Dès qu’il apprend qu’une femme même régulièrement mariée contracte une grossesse, il met presque tout en œuvre pour se débarrasser d’elle sans le minimum contre le tort fait. Décrié par beaucoup pour son comportement, ce DE qui mérite des rappels à l’ordre, croit être toujours sur le bon chemin  en torpillant ceux et celles qui l’aident à remplir les obligations vis-à-vis de la clientèle. Et sous réserves de dévoiler bientôt son nom ainsi que celui de la structure qu’il administre, il sied d’attirer l’attention de l’Etat central sur ces cas de violation de droits de travailleurs et solliciter son appui à l’effet de faire stopper ces dérives. Certes, dans le rang des SFD, ces structures fripouilles sont à dénoncer et à décourager. Au besoin, il faudra diligenter une mission d’enquête pour vérifier la véracité des dénonciations faites. Ce ne sera que justice rendue à ces nombreux travailleurs contraints au silence même au piétinement de leurs intérêts. A suivre…

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