Georges Bada, Julien Honfo, Noël Toffon, Patrice Hounyèva, Bernard Hounsoun, Apollinaire Hounguè et Léon Kpobli ne siégeront plus en tout cas pour le compte de cette mandature à la municipalité d’Abomey-Calavi. Condamnés le mardi 21 septembre 2021 à des peines d’emprisonnement ferme et d’amende par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme dans le dossier dit de 39 hectares, ils cèdent sans doute contre leur gré, leurs places à leurs suppléants qui achèveront le mandat. A leur sortie de prison pour la plupart ou à leur retour d’exil pour d’autres, ils ne retrouveront plus leurs sièges pour officier en qualité de conseillers municipaux. Déférant à l’Arrêté préfectoral émis la semaine écoulée, le maire de la commune d’Abomey-Calavi a procédé ce lundi 20 Novembre 2023 à l’installation de leurs suppléants. Un fait objet d’appréciations dans tous les sens pour chercher à comprendre bien entendu en dehors des motifs à l’origine de leur condamnation par la Criet, ce qui peut expliquer ces mauvaises nouvelles de plus en plus en leur direction. En plongeant le regard dans le passé, on rappelle les faits de trahison vis-à-vis des Soglo dans le dossier de « bradage » de la Renaissance du Bénin à l’avènement de la redorme du système partisan. Faut-il le rappeler, au détour d’un congrès tenu à Abomey, les frondeurs dont l’ancien maire d’Abomey-Calavi Georges Bada aujourd’hui en cavale suite à sa condamnation dans l’affaire des 39 hectares, ont prononcé la destitution de la présidence de la RB de Léhady Vinagnon Soglo. Ce fait a naturellement irrité l’ancien Chef de l’Etat, géniteur du président destitué qui criait à un manque de respect à son égard. « Ça, je jure devant Dieu, les hommes, les mânes de nos ancêtres, tant que je serai en vie, personne ne peut prendre la Renaissance du Bénin », martelait-il tout en ajoutant : « Moi, j’ai failli laisser ma vie pour la Renaissance du Bénin. Mon épouse a perdu la vue à cause de la Renaissance du Bénin ». Prenant le peuple à témoins, l’ancien Président de la République assurait l’échec du projet à l’époque mené par une frange du parti dont Georges Bada, Luc Atrokpo, Blaise Ahanhanzo. Et aujourd’hui, même si la RB n’existe plus sur l’échiquier national parce que fondue dans l’Union Progressiste désormais Union Progressiste Le Renouveau, plusieurs acteurs à la base de la trahison sont derrière les barreaux ou en exil. Ce qui amène beaucoup à se demander si Georges Bada et compagnies payent-ils le prix de leur trahison vis-à-vis des Soglo ? Convaincus que c’est cela, ils invitent les hommes politiques à prendre la hauteur quand il s’agit de poser des actes susceptibles de les rattraper.
*Dynamisme Info*