Les responsables syndicaux étaient attendus au Parlement et devant la Commission budgétaire pour donner leur avis sur le projet de budget de l’État, exercice 2024. Mais ils n’ont pas effectué le déplacement pour répondre à l’invitation de l’Assemblée nationale. Comme motif, ils évoquent le refus du Parlement de mettre à leur disposition, le projet de budget sur lequel ils doivent donner leurs avis. Une thèse soutenue par Anselme Amoussou, Secrétaire Général de la Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin (CSA-Bénin). « C’est une situation qui nous a été imposée par la démarche de la Commission budgétaire cette année. Normalement, nous allons à la Commission pour donner notre avis sur le projet de budget, sur le contenu du projet de budget, surtout sur les aspects à fort impact social. Habituellement, on nous envoie le projet de budget. Quand nous recevons l’invitation, elle est accompagnée du projet de budget. C’est cela qui nous permet de réunir les nôtres, nos universitaires, nos économistes, pour analyser le budget. Et c’est avec cela que nous formulons nos observations que nous allons présenter aux députés à l’Assemblée », fait savoir le syndicaliste dont le point de vue converge avec celui des députés du parti Les Démocrates qui faisaient les mêmes dénonciations lors du vote du budget du Parlement. Il est à rappeler que les parlementaires de l’opposition bien qu’étant présents à la séance ayant débouché sur l’adoption du budget 2024 de l’hémicycle, ont voté contre. Tous comme les centrales syndicales, ils fustigeaient le fait que le projet de budget ne soit mis à leur disposition que le jour de son examen. Une récurrence de faits qui semble donner raison aux organisations syndicales dans le débat sur le boycott des audiences publiques de la Commission budgétaire. Il est à signaler que dans ce débat, réagissant à ce qui est dit, le Président de la Commission des Finances et des Echanges, Gérard Gbénonchi a fait savoir que les centrales syndicales sont dans leur logique en boycottant la séance d’observations. « Les centrales syndicales sont dans une logique depuis trois ans. Depuis 2021, ils n’ont plus jamais assisté aux audiences publiques », a-t-il martelé.
Mais prenant les dénonciations des parlementaires Démocrates qui alertaient sur les mêmes faits que les centrales syndicales, plus d’un donnent raison aux syndicats qui ont choisi de boycotter purement et simplement les assises.
*Dynamisme Info*