Considérés comme des prisonniers politiques parce qu’emprisonnés pour de présumés faits évoqués lors des élections, la libération de Reckya Madougou, Joël Aïvo et autres est souhaitée. Au bénéfice de la paix et de la cohésion nationale, beaucoup appellent à sortir de leurs situations actuelles ces personnalités politiques maintenues derrière les barreaux. Le Chef de l’Etat est celui vers qui convergent les messages dans ce sens pour l’inviter à miser sur ses prérogatives pour faire accorder la liberté aux citoyens dans le cas. L’amnistie pour faire effacer complètement les peines à leur encontre est la solution la plus préconisée. Mais reçu sur RFI, le porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji fait part de la seule issue pour la liberté aux concernés. « Notre pays dispose, je peux le rappeler, d’une loi qui autorise les personnes condamnées pour certaines catégories de crimes à solliciter la suspension de l’exécution de leurs peines. Il ne me semble pas que quelqu’un ait sollicité le bénéfice de cette mesure et ne l’ait pas obtenu », laisse-t-il entendre pour signifier que le gouvernement a déjà fait un pas quitte aux concernés de saisir la perche. Une position pas du goût de plus d’un qui se posent de questions sur l’option du gouvernement prétendument au bénéfice des détenus politiques. Que craint l’exécutif en esquivant la possibilité d’amnistie ?, cherchent à savoir beaucoup qui soupçonnent des non-dits à travers cette position des gouvernants. Déjà, on brandit l’éventuel repositionnement politique des personnalités dans le cas comme le mobile de la position du gouvernement. On fait observer que s’ils bénéficiaient de la liberté par l’amnistie, les probables candidatures de Reckya Madougou et Joël Aïvo pour les présidentielles, peuvent venir bouleverser les schémas pour la succession du Chef de l’Etat. On appelle à opter néanmoins pour la solution désirée de tous, l’amnistie qui vient refermer la triste page ouverte depuis les dernières présidentielles. Il suffira pour remettre les compteurs à zéro, de saisir la représentation nationale à l’effet de voter une loi au bénéfice des prisonniers politiques.
Dynamisme Info