Depuis la révision à la baisse de la peine à son encontre par la Criet, beaucoup sont les Béninois à espérer le retour au bercail de Séverin Adjovi qui pourra à leurs dires, regagner tranquillement son pays. Partant d’arguments comme le verdict d’emprisonnement est déjà caduc, on demande au concerné de revenir au Bénin pour prendre part à l’œuvre de développement. Mais bénéficiaire en appel d’une décision en son profit, l’ancien maire de Ouidah, Severin Adjovi pourrait ne pas donner une suite aux requêtes çà et là en son endroit. Connaissant le système en place, des observateurs laissent entendre que le concerné ne prendra pas le risque de rentrer en tout cas maintenant au Bénin et ne le fera que lorsqu’il aura toutes les assurances. On attire en dehors des éventuelles manœuvres politiques, les attentions sur l’amende à verser par Severin Adjovi pour sortir d’affaires. En effet, dans sa décision, la chambre d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a également prononcé une condamnation à des dommages et intérêts contre l’ex-maire de Ouidah. Selon les informations d’un média en ligne, l’ancien édile de la commune historique de Ouidah a été condamné à plus de 1,3 milliard francs CFA au profit de trois entités. On apprend que Sévérin Adjovi est condamné à payer à la société Telecel, la somme de deux cent millions (200 000 000) francs CFA. Au profit de la société Etisalat Bénin, l’acteur politique béninois et homme d’affaires est condamné à verser la somme de cinq cent millions (500 000 000) francs CFA. Sévérin Adjovi est condamné par la chambre d’appel de la Criet à verser la somme de six cent soixante-quinze millions neuf cent douze mille cinq cent soixante- six (675 912 566 FCFA) au profit de l’Etat béninois. Une forte somme d’argent qui pourrait constituer un obstacle pour le retour du concerné au pays. Nul doute qu’en exil depuis plusieurs années, Severin Adjovi est financièrement affaibli. Par ces temps, il lui serait difficile de mobiliser une telle somme à verser à diverses structures suivant la décision prononcée. A vouloir se plier à la décision de la Criet, il court à nouveau le risque de blanchiment de capitaux qui pourrait lui être infligé comme infraction. De ce point de vue, à moins d’un arrangement politique, même s’il désire rentrer au Bénin, il ne voudra pas prendre et inutilement le risque.
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