Griefs de l’Ordre des syndicats de la municipalité de Calavi contre la SE : Le mérite d’avoir exposé courageusement des faits

L’Ordre des syndicats de la municipalité d’Abomey- Calavi en attendant la réaction de la Secrétaire exécutive suite aux griefs en son encontre en rapport surtout avec le management des ressources humaines, peut se féliciter d’avoir porté les doléances des travailleurs.  Ruminant  depuis leur colère,  les syndicats du personnel  dont le Syntracom-Abomey -Calavi  représenté par le SG Dènagnon Achille Vigan et le Syndicat des agents de la mairie d’Abomey-Calavi représenté par le  SG Montcho Comlan Evariste  ont confié leur amertume à la SE pour exiger un changement de posture en vue d’un climat plus pacifié de travail.  À travers une déclaration dont copie a été remise à l’autorité administrative avec ampliations au Conseil de supervision, au Préfet de l’Atlantique, à la Cellule de contrôle et de suivi des communes et au ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, ils ont fustigé la gestion des ressources humaines  depuis l’avènement de la SE ; une gestion  caractérisée selon  la déclaration rendue publique, par un climat de terreur, de méfiance plaçant tout le monde sur le qui-vive. « Nous vous exhortons Madame le Secrétaire exécutif à plus d’attentions aux besoins et satisfactions  des ressources humaines au travail. Madame le Secrétaire exécutif, depuis votre avènement, au lieu que les conditions de vie et de travail des ressources humaines  s’améliorent par le paiement à bonne date des salaires et accessoires, force est de constater que le retard est la règle en la matière et ceci sans justification probante malgré la parole que vous avez donnée à cet effet.  L’exemple atypique est celui de ce mois et du trimestre passé », font-ils lire.
A parcourir les grandes lignes de la déclaration en direction de la SE, en dehors des redéploiements  qualifiés de sanctions qui constituent selon les auteurs de l’écrit, une perte pour la commune, il est à déplorer l’exclusion des agents des activités de leur ressort. Tout en appelant l’autorité administrative à privilégier le dialogue  par l’instauration d’une dimension humaine et sociale dans sa stratégie de gestion de la commune, l’Ordre des syndicats souhaite que des manières plus appropriées soient trouvées pour régler les conflits qui naissent dans l’exercice des fonctions. « Madame le Secrétaire exécutif, votre gestion par la terreur passe aussi par l’exclusion des  agents des activités relevant de leurs compétences. Nous en voulons pour preuve le recensement des droits de place en cours sans la participation des agents collecteurs qui ne sont aujourd’hui occupés à rien. De plus les redéploiements-sanctions  en sont aussi des preuves et constituent une perte de compétence pour la commune.  Des manières plus appropriées peuvent être trouvées pour régler les conflits mineurs qui naissent dans l’exercice des fonctions. Aucun individu n’est paresseux  si l’on lui reconnaît les efforts fournis », lit-on dans la déclaration.
« La lumière autour des ressources issues de la gestion  de garde vélo, des espaces publicitaires, des droits de place, des boutiques, des  carrières de sable et des timbres » ; tout figure dans la sorte de courrier à la SE.
Somme toute,  l’Ordre des syndicats de la municipalité d’Abomey-Calavi  appelle l’autorité administrative  à éviter la prise de décisions émotionnelles, à faire du dialogue social tant souhaité une réalité et à  payer aux agents les primes de risque. « Votre dynamique sociale doit être porteuse d’espace de négociation permettant de faire évoluer la commune et d’assurer le développement des hommes. Nous osons croire que le budget 2024 en cours d’élaboration sans un préalable dialogue social a pris en compte l’essentiel des préoccupations légitimes du personnel ; gage de meilleures performances », suggère pour finir à la SE, l’Ordre des syndicats qui a ainsi le mérite d’avoir exposé courageusement des faits.

*Dynamisme Info

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