Les députés de la huitième législature ont beaucoup fauté. Ils ont péché notamment par le vote de lois pour restreindre les libertés. Et des griefs nourris contre eux, il y a les dispositions pour encadrer le droit de grève à l’odeur de loi liberticide. Ayant longtemps contenu leur colère, les acteurs de la justice demandent à la législature en place de nettoyer les imperfections à travers la loi n°2018-34 du 5 Octobre 2018 modifiant et complétant la loi n°2001-09 du 21 Juin 2022 portant exercice du droit de grève en République du Bénin. À l’issue des travaux du Colloque sur la modernisation de la justice au Bénin tenu du 5 au 6 Octobre à Cotonou, ils ont fait cette requête pour la relecture de la loi portant droit de grève en République du Bénin. Juristes, magistrats, greffiers, avocats et autres acteurs de la justice, tous ont convenu de la nécessité de relire la loi sur le droit de grève en prônant un changement de paradigme notamment à la lumière des normes internationales de l’OIT. Pour rappel, le droit de grève a été refusé à certains corps comme celui de la santé et de la mobilisation des ressources internes, et limité à d’autres corps comme celui de l’éducation. Cette suppression ou restriction est considérée comme liberticide par beaucoup. La requête formulée par les participants au Colloque sur la modernisation de la justice vise à assurer aux travailleurs la jouissance de l’essentiel de ce qui leur est prévu suivant les normes internationales.
*Dynamisme Info*