Une fois son second mandat achevé, le Chef de l’Etat transmettra le témoin à celui que les Béninois auront désigné pour lui succéder. Il ne cherchera visiblement pas à proposer un candidat pour l’imposer ; ce qui pourrait faire objet de mal-compréhensions dans son camp politique. À moins de trois ans des élections présidentielles à venir, la posture de plus en plus affichée par Patrice Talon montre qu’il n’est pas disposé à piocher qui que ce soit dans son entourage pour en faire son dauphin. Le jeu politique, il le laisse aux partis qui en ont la compétence suivant la réforme sur les regroupements. Le départ de Oswald Homeky du gouvernement et les raisons qui en découlent attestent de la volonté du Président de la République à veiller que les choses se passent suivant les dispositions légales. Les choix des candidats pour les élections de 2026, il les met à la charge des formations politiques libres de positionner les personnes qu’elles jugent capables. « Des individus ne devront pas se substituer aux partis politiques pour afficher publiquement leur soutien à X ou à Y » ; et cela il l’a signifié à son désormais ex ministre des sports qui déclarait que « Olivier Boko est le mieux préparé pour lui succéder et s’il se présente, toutes les autres ambitions devront s’éclipser». En conseil des ministres à en croire les explications du secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, le Chef de l’Etat, Patrice Talon a expliqué, le risque que courait l’ex-ministre des sports, Oswald Homéky, en affichant sa position. «Il a été interpellé par le Chef de l’Etat sur une attitude qui contredit l’esprit du système partisan », a laissé entendre Wilfried Houngbédji. Des clarifications qui montrent à suffire que même s’il y a une proposition de candidature dans le cadre des élections présidentielles de 2026 que le Chef de l’Etat la fera aux partis de la mouvance qui sauront l’étudier. Il ne fera pas savoir publiquement sa position pour éviter de mettre à mal l’esprit de la réforme du système partisan qui voudrait que « les partis politiques soient remis au cœur de l’animation de la vie politique et que les individus ne supplantent plus les formations politiques ». Autrement dit, président sortant du Bénin en 2026, Patrice Talon n’influencera pas le jeu politique pour appeler publiquement à se ranger derrière Jacques ou Paul qui aurait les aptitudes pour gouverner le pays après lui. Sauf changement de posture de sa part, il se contentera des choix des partis soutenant aujourd’hui ses actions pour veiller que tout se passe dans l’ordre et la tranquillité.
*Dynamisme Info*