Le Président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), a enfin réagi aux révélations de supposées malversations financières au sein de l’organe. Et de ce qu’il a laissé entendre à ce sujet, il revient aux structures de contrôle de l’Etat de confirmer ou infirmer l’existence d’une malversation financière. « Le ministère des finances qui a envoyé l’argent viendra contrôler. Il y a la Cour des comptes qui est prévue pour venir contrôler la gestion. Ce jour-là, vous aurez les résultats. Ce serait des résultats publics », a-t-il déclaré. Une réaction qui laisse comprendre que seuls les auditeurs sont à même de confirmer ou non des soupçons de malversations financières et qu’il n revient pas à d’autres encore moins celui qu’il préside d’agir dans ce sens. « Nous ne sommes pas devant un tribunal. Alors on n’a pas à se défendre, on n’a pas besoin d’avocat pour le faire », a-t-il renchéri avouant son incompétence pour confirmer ou infirmer s’il y a malversation financière à la Céna. Pour rappel, dans un article publié le 15 septembre 2023, un journal révèle l’existence de mauvaise gestion de ressources financières à la Direction générale des élections, sous la tutelle de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Les faits se seraient produits au cours des élections législatives de Janvier 2023. L’article publié par le journal met en cause neuf agents de la Direction générale des élections qui auraient perçu illégalement des frais de repas. Interrogé lors d’une rencontre avec les médias, dans le cadre des journées portes ouvertes de la Céna, le Président Sacca Lafia estimera qu’il revient aux structures de contrôle de l’Etat de confirmer ou infirmer l’existence de malversations financières.
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