2026 et ambitions pour les présidentielles : Des risques d’une «cacophonie» à la mouvance !

Qui gouvernera le Bénin après Patrice Talon ? Si beaucoup se posent cette question pour se faire une idée de ceux qui se mettront en lice pour les présidentielles à venir, dans le rang des acteurs de la rupture, l’on travaille déjà à y répondre. Seulement, les stratégies utilisées ne rassurent pas trop sur l’entente autour de la personne voire du duo-candidat à positionner en son temps. Et pour cause, le principe de discipline qui oblige en de pareilles circonstances à la  retenue est violé laissant lire des initiatives en rangs dispersés. En effet,  comme si cela relevait d’une urgence, la candidature d’un opérateur économique  pour les élections de 2026 est depuis un bon moment suscitée faisant captiver les attentions sur sa personne. Pendant ce temps, les noms d’autres personnalités sont cités comme pouvant être le probable dauphin du Chef de l’Etat.  Des actes contraires à la vision et aux idéaux du plus grand parti politique sur l’échiquier national, l’Union Progressiste Le Renouveau, fait constater le Président  Joseph Djogbénou  qui relève une sorte de précipitation dans les actes. « L’Union Progressiste Le Renouveau, à travers ses instances, décidera le moment opportun de ses choix et continuera à être les soldats de la protection de notre démocratie », a-t-il laissé entendre comme pour signifier que même si elle sera évoquée, la question de la succession de Patrice Talon n’est pas d’actualité à l’UP Le Renouveau qui œuvre pour le moment aux côtés du Président de la République pour la réalisation du Programme d’action du gouvernement ». Joseph Djogbénou ne veut pas de précipitation et rappelle que  « la Commission électorale nationale autonome (CENA) et les institutions de l’Etat n’ont pas lancé un processus électoral ». Pour lui, « il faut se garder de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ».  Des mises au point qui semblent aller contre les intérêts des personnes déjà dans des suscitations de candidature. Une situation qui  pourrait placer le  Chef de l’Etat dans un choix difficile pour sa succession.  D’ailleurs, ce qui fait la crainte des observateurs avertis de la chose politique est que  la personne ou le duo  qui sera désigné ne fasse pas en son temps l’unanimité pour une malcompréhension  au sein de la famille présidentielle. On parle d’une cacophonie qu’il faut faire éviter afin  d’assurer la continuité du système. A ne pas perdre de vue les potentialités de l’opposition et l’arbitrage du peuple libre de pencher pour telle ou telle obédience politique. 

*Dynamisme Info : Edition* *du 6 Septembre 2023*

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