La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) a de quoi s’occuper pour le retour à l’ordre constitutionnel au Gabon. Contrôlé par les militaires, le pays tourne la page des civils pour acter l’ère des hommes en uniforme au pouvoir. En tout cas, depuis ce mercredi 30 août 2023, les ambitions pour le troisième mandat du président déclaré réélu Ali Bongo Ondimba, sont brisées. Et quittant leur couloir qu’est la défense et la protection de la patrie, les militaires prennent le contrôle du Gabon pour sans doute bientôt imposer leur plan d’actions. Un état de choses qui interpelle la Cémac pour les diligences en vue du retour à la normale de la situation. Déjà, beaucoup attendent de la Cémac communauté regroupant le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad, des stratégies pour faire changer d’avis aux putschistes. Des démarches en vue du rétablissement du président déchu Ali Bongo Ondimba sont donc souhaitées pour faire triompher la démocratie et le respect des textes. Car, il ne s’agira pas de prononcer la dissolution des institutions de la République et mettre en résidence surveillée le prétendu vainqueur des présidentielles pour prendre aussi facilement le contrôle du pays. Face à ses responsabilités, la Cémac doit faire peser sa voix pour raisonner les putschistes ou mettre en déroute.
*Dynamisme Info : Edition du 31 Août 2023*