Foncièrement contre les coups d’Etat : Me Baparapé fustige la posture de la Cédéao dans la crise au Niger

En sa triple qualité de citoyen, d’’Avocat et de Président de l’Organisation pour la défense des droits de l’homme et des peuples (Odhp), Aboubakar Baparapé a opiné sur la crise politique au Niger. En trois volets, il a partagé son avis  sur les coups d’Etat en général et l’euphorie  qu’ils commencent par susciter alors qu’ils ne sont pas les modes appropriés de prise de pouvoir. Le militant des droits  de l’homme fustige ensuite ce qu’il considère comme agitation de Chefs d’Etat de la sous-région sur les événements du 26 juillet à savoir le coup d’état du Niger. Il lance un appel à tous les peuples d’Afrique en général et aux peuples de la sous-région afin que la mobilisation soit forte dans chaque pays pour contrer ce qu’il désigne  par impérialisme français et ses valets locaux. Pour celui qui demande à  mettre en place une Cédéao des peuples, tous les patriotes anti-impérialistes, les syndicats, les membres d’associations,  les partis politiques ou les simples citoyens sans oublier  les organisations des droits de l’homme,  les personnalités doivent organiser une gigantesque marche de soutien et de solidarité au peuple du .Niger. «  Cela s’impose car  il ne suffit pas qu’on reste dans notre coin et que chacun se lève pour dire qu’il soutient ou qu’il condamne. Les syndicats et les associations des droits de l’homme devraient prendre la tête d’un tel mouvement », suggère-t-il
« Je suis foncièrement contre les coups d’Etat et je ne le dis pas comme chacun embauche la trompette pour dire qu’ils sont contre les coups d’Etat Il se passe des choses suffisamment graves au niveau de la conscience des peuples et  j’en suis inquiet.  Dès qu’il y a un coup d’Etat,  tout le monde applaudit. C’est pour dire de plus en plus qu’on est entrain d’instituer les coups d’Etat comme mode alternatif de prise de pouvoir.  C’est une lâcheté des peuples, une démission des responsables des partis politiques, des syndicats et des associations démocratiques et révolutionnaires qui ont montré leurs limites et leur incapacité à s’organiser de façon verticale pour renverser les régimes dictatoriaux dans leurs pays. Comme nous l’avons fait en 1990,  nous avons opposé une résistance farouche au niveau du PCB  et cela a laissé des traces comme  des casses,  des morts  et nous avons tenu bons jusqu’à la marche du 10 Décembre 1990 », explique-t-il.
Ce qui froisse l’Avocat, c’est la posture de certains Chefs d’Etat face à la situation présente au Niger, des dirigeants dit-il, qui front souffrir leurs peuples par des élections non inclusives, l’emprisonnement et la mise en exil de voix contradictoires et autres.

Dynamisme Info : Edition du 28 Août 2023

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