Entre la grâce présidentielle et l’amnistie, l’ancien Président de la Cour constitutionnelle Théodore Holo suggère l’option qui efface les peines. Appelant à s’inspirer des réalités lors de la conférence nationale, il demande au Chef de l’Etat de prendre une loi d’amnistie pour calmer les parents, amis et proches des détenus politiques. Une proposition faite ce dimanche au détour d’une émission sur une radiodiffusion privée. « C’est l’amnistie qui est le plus indiqué parce que l’amnistie efface la peine. Ça ne figure plus dans le casier judiciaire. Or, la grâce interrompt l’exécution de la peine qui demeure inscrite au casier judiciaire », fait savoir l’ancien Président de la Cour constitutionnelle qui cite en exemple l’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo gracié mais qui n’a pas vu plus tard son nom inscrit sur la liste électorale. Pour Théodore Holo, l’amnistie participe à la décrispation en vue de l’apaisement total. Il rappelle que ceux qui ont participé à la conférence nationale étaient des exilés politiques qui ont bénéficié d’une amnistie pour rentrer au pays. Il appelle à un acte similaire pour faire recouvrer la liberté à Reckya Madougou, Joël Aïvo et tous les autres arrêtés lors des dernières présidentielles.
*Dynamisme Info : Edition du 21 Août 2023*