La Cedeao n’arrive pas à faire entendre raison aux militaires qui accèdent au pouvoir par la force. De plus en plus, les initiatives de l’institution sous-régionale pour inviter ou obliger à rendre le pouvoir aux civils, essuient des échecs. Ne craignant pas des sanctions, les putschistes imposent leur agenda aux délégués de la Cedeao qui s’y conforment visiblement. Les situations au Mali, au Burkina-Faso et en Guinée avec le diktat des juntes au pouvoir traduisent la sorte de faiblesse face à des assaillants à dégager en principe de gré ou de force. Une forme de vide à combler par le réajustement des stratégies pour prévenir les renversements de pouvoir ou pour agir efficacement lorsqu’ils surviennent. D’où des appels en direction de la Cedeao pour revoir son plan actuel afin de ne pas être continuellement vue comme un sapeur pompier inefficace pour éteindre les feux. Beaucoup suggèrent à l’institution sous-régionale de donner à la suivre en renvoyant ses stratégies pour décourager les auteurs de coups d’Etat.
*Dynamisme Info : Edition du 28 Juillet 2023*