Dans une posture républicaine, les députés de l’opposition à travers le groupe parlementaire « Les Démocrates », se sont conformés à la décision de la Cour constitutionnelle ordonnant la désignation de leurs représentants au sein des Commissions permanentes de l’Assemblée nationale. Et c’est sur Hounsou Nounagnon Célestin, Issiaka Arouna, Imorou Taïrou, Sabi Karim Alassane et Elise Y Aihe que les choix ont été portés pour siéger comme secrétaires permanents respectivement au sein de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme ; la Commission des finances et des échanges ; la Commission du plan, de l’équipement et de production ; la Commission de l’éducation, de la culture, de l’emploi et des affaires Sociales et la Commission des relations extérieures, de la coopération au développement, de la défense et de la sécurité. S’étant accaparés de 4 postes sur cinq dans les différentes Commissions, les députés du pouvoir ont vu achever le plan pour la concrétisation de leur rêve de contrôler tout pour jouir bien évidemment de plus d’avantages. Ils viennent d’imposer par la validation de leur clé de répartition, leurs approches des concepts majorité et minorité parlementaire pour s’assurer de se tailler toujours la totalité des postes en cas de partage. Une sorte de légalisation de la gourmandise qui a vu le jour aussitôt à l’installation de la neuvième législature. Pour rappel, face à l’injustice dont ils sont à leurs yeux victimes, les députés des Démocrates à travers une sortie médiatique, ont accusé la Cour constitutionnelle de partialité dans ses décisions. La haute juridiction est taxée de faire preuve de favoritisme pour pencher en faveur des parlementaires du pouvoir par le parti « Les Démocrates » remonté contre l’injonction pour la mise en place des Commissions permanentes. Une accusation à laquelle devront se défendre les sages par des arguments pour attester qu’ils n’officient que dans l’intérêt du peuple et en toute impartialité.
*Dynamisme Info : Edition du 21 Juillet 2023*