Appel « au bon cœur » de Talon pour la situation des détenus et exilés : Soumanou Djimba dans une sage démarche

La loi qui a condamné Reckya Madougou, Joël Aïvo et autres ou encore a poussé à l’exil Sébastien Ajavon,  Léhady Soglo et compagnies offre des possibilités de pardon. Partageant les souffrances des étudiants et des acteurs politiques en prison et des concitoyens contraints à l’exil, le Président d’honneur du parti Fcbe,  Soumanou Djimba rappelle cette possibilité qui permet au Chef de l’Etat de donner une suite favorable à la requête pratiquement de tout le peuple. 
Par le biais d’un message en direction du Président de la République, l’ancien ministre, en attendant l’évolution de la loi d’amnistie au Parlement,  invite Patrice Talon à prendre ses responsabilités pour accorder le pardon à ceux qui pour des divergences politiques, croupissent en prison ou sont retenus à l’étranger. « Depuis un certain temps, dans nos restaurants, dans nos maquis, au cours des voyages, dans les bus, le sujet est débattu et est objet de débats contradictoires de la part de nos compatriotes. C’est la situation de nos camarades en prison, de nos étudiants en prison, de nos politiciens en prison. Pour certains, ce sont nos divergences politiques qui sont à la base ; pour d’autres, le droit a été dit. Mais devrons-nous rester les bras croisés ? En attendant que la situation de l’amnistie n’évolue au sein du parlement, n’existe-il pas  d’autres voies à travers lesquelles nous pouvons ensemble et à travers l’union et l’unité d’actions, œuvrer pour la libération de nos compatriotes en prison ? », S’interroge-t-il au début de son adresse destinée en bonne partie au Président Patrice Talon.
Pour celui qui considère que le pardon a plus de valeur lorsqu’on l’accorde à celui qu’on pense qui ne méritait pas, il faut aller à des actions urgentes au profit des exilés et détenus dits politiques. « Il faudrait que nous œuvrions ensemble pour donner l’envie au Chef de l’Etat,  le père de la nation d’user de ses prérogatives, car notre constitution et la loi lui permettent effectivement de prendre un projet de loi de le  soumettre à l’Assemblée nationale et de faire bénéficier à nos amis l’amnistie, synonyme de pardon.  Cela est possible et il faudrait qu’on aille au pardon », préconise-t-il.  Le Président d’honneur de la Fcbe fera par la suite observer que des situations atténuantes plaident pour la libération des détenus dits politiques qui pourront retrouver leurs familles une fois posé l’acte du père de la nation. « Reckya Madougou et consorts de même que nos camarades qui sont à l’exil, là où ils se trouvent  aujourd’hui,  croupissant dans les prisons, les jours devenant de plus en plus longs,  les nuits devenant de plus en plus sombres, se posent chacun la question de savoir que font nos camarades pour nous sortir de cette situation de souffrance. La loi les a inculpés, la loi les a jugés, les a condamnés et ils sont entrain de purger leurs peines. Mais cette même loi qui les a condamnés reste flexible et prévoit également dans des situations du jour que l’amnistie peut être accordée. Il y a donc une loi d’amnistie qui peut venir de l’Assemblée nationale  ou qui peut venir du Chef de l’Etat, le père de la nation. Voici deux ans, trois ans, quatre ans pour certains et il n’y a pas eu une action de violence pour les enlever des prisons. C’est une circonstance atténuante », suggère-t-il.  « En tant que père de la nation (Patrice Talon), nous vous demandons pardon. J’ajoute ma modeste voix à celles qui m’ont précédée pour vous demander d’aller au pardon », laisse entendre Soumanou Djimba qui invite les uns et les autres à œuvrer ensemble et surtout d’une seule voix pour faire décider le Chef de l’Etat.

*Dynamisme Info : Edition du 26 Juin 2023*

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