Cour constitutionnelle constituée que de représentants du Chef de l’Etat et des députés soutenant les actions du pouvoir ; Haute Cour de Justice ayant presque le même corpus ; Céna comportant heureusement en son sein un membre de l’opposition ; institutions sous-régionales pratiquement prises en otage, le régime de la rupture ne concède rien pour l’équilibre voulu au niveau des institutions nationales et autres. « Visiblement tout pour soi et rien pour les autres » ; c’est l’image que projettent les acteurs du système qui se partagent les postes sans penser comme cela se doit à l’opposition pourtant indispensable dans le processus démocratique. Une posture souvent déplorée mais jamais corrigée mis à part les semblants d’actes pour miroiter une inclusion. Mais assurément dans le schéma de « après nous, c’est nous », les acteurs du pouvoir ne laissent aucune occasion ou ne donnent aucune chance à les concurrencer sur ce terrain en sortant chaque fois du jeu l’opposition à qui des miettes sont concédées. Certes, à s’en tenir aux résultats des élections législatives de Janvier 2023 et prenant en compte des sensibilités politiques, l’opposition à travers Les Démocrates se retrouve avec 28 députés faisant d’office d’elle la minorité au Parlement. L’Union Progressiste Le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain tous dans le job de soutenir les actions du Chef de l’Etat, constituent en tant que tel la majorité parlementaire. Mais il est un constat que lors de la répartition des postes, tout est mis en branle pour pratiquement mettre de côté l’opposition n’existant outre son activisme, que de nom. Une façon de faire que beaucoup assimilent à une gouvernance sans partage ne donnant aucune occasion de contredire ou de modifier ce qui est programmé.
*Dynamisme Info : Edition du 15 Juin 2023*