Pour un sujet comme celui en rapport avec les suscitations de candidatures pour les élections présidentielles de 2026 évoquant plus le nom Olivier Boko, beaucoup attendaient du gouvernement une réponse autre que celle servie par son porte-parole. En effet, faisant savoir son point de vue et donc la position de l’exécutif sur la question, Wilfried Léandre Houngbédji a en quelque sorte entériné le feu vert pour que se poursuivent les initiatives pour les suscitations de candidatures. Répondant aux curiosités des journalistes, il atteste de façon voilée qu’il n’y a aucune gêne de continuer à observer les genres d’actes depuis un bon moment fréquents dans l’environnement politique invitant déjà tel ou tel à accepter de se jeter dans la course pour la succession de Patrice Talon. « Le gouvernement ne tranche pas les questions de qui veut être président, qui a des ambitions. C’est une affaire d’abord personnelle et c’est une affaire de perception de l’opinion. Ceux qui font ça, on est en démocratie. S’ils pensent que vous aussi demain, vous remplissez les conditions, ils peuvent aller susciter votre candidature », a-t-il déclaré faisant en quelque sorte lire l’onction du gouvernement à ce qui a cours dans le pays et qui fait objet d’interprétations diverses. Prenant en considération ce pan des propos du Secrétaire général adjoint du gouvernement : « Ce que j’observe, c’est que le principal intéressé n’a encore rien dit, n’a encore rien organisé. Donc, nous suivrons tous l’actualité et 2026, c’est dans 3 ans », beaucoup avancent que le porte-parole du gouvernement qui avait la possibilité de se taire, est allé d’un service minimum pour ne pas égratigner l’opérateur économique mis en jeu par ailleurs considéré comme l’homme de main du Chef de l’Etat. Une posture qui laisse le libre cours ou balise le terrain à ceux qui nourrissent des ambitions qui peuvent s’y prendre ainsi pour déjà préparer psychologiquement l’opinion sur leurs probables candidatures. Rappelant ce qui devra préoccuper face aux difficultés actuelles dans le pays, on fait remarquer que le porte-parole du gouvernement par son intervention même à travers la sorte de rétention affichée, vient d’ouvrir la voie à la propagande précoce pour que se déroulent les week-ends comme c’est actuellement le cas ou pourquoi pas bientôt en semaine des activités pour les suscitations de candidatures. Pour d’aucuns, le SGA devrait carrément se garder d’intervenir sur un tel sujet et ceci pour ne pas laisser l’impression qu’il rend service à qui que ce soit ou travaille peut-être dans l’ombre pour un projet de dauphinat.
*Dynamisme Info : Edition du 12 Juin 2023