Le dossier lié aux malversations libellées sous forme d’abus de fonctions à l’Agence Nationale des Transports Terrestres (ANaTT) a été vidé par la Criet et sur les dix accusés, huit ont été relaxés au bénéfice de doute et deux condamnés. Présentée au départ comme une rocambolesque affaire, cette page a été tournée sans le principal accusé, le DG Thomas Agbéva entre- temps décédé en détention et précisément le 14 juillet 2021. Des prévenus, deux à savoir le Chef service informatique et un agent de l’unité de délivrance des plaques d’immatriculation ont écopé de 24 mois d’emprisonnement dont 18 fermes assortis donc de 6 mois de sursis. Une sanction un peu comme insuffisante face à l’acte tel que présenté au départ ayant occasionné des préjudices à l’Etat. En effet, pour ce dossier, il était avancé que 2646 véhicules ont été immatriculés entre 2016 et 2020 sans paiement de frais de douane. Cela aura entrainé un manque à gagner de plus de 13 milliards de francs CFA à l’Etat béninois et à l’époque les numéros des véhicules mis en cause ont été publiés. Logiquement, le peuple s’attendait à un verdict non seulement pour faire renflouer les caisses de l’Etat mais aussi pour décourager auteurs et complices des faits. Mais les juges de la Criet assurément sur la base de certaines considérations, ont rendu un verdict qui laisse beaucoup sur leur faim. Appréciant le verdict issu du procès, plus d’un auraient souhaité qu’on inflige tout au moins des peines d’amende à payer solidairement par les prévenus en guise de réparation des préjudices causés.
*Dynamisme Info : Edition du 8 Juin 2023
Verdict dans le dossier ANaTT : L’opinion laissée sur sa faim