Face aux difficultés rencontrées depuis la flambée du prix de l’essence de la contrebande, le gouvernement ne pose d’acte que d’inviter les consommateurs à se rendre dans les stations pour se faire servir. Agissant comme si les stations en question étaient en nombre raisonnable sur l’étendue du territoire national, l’exécutif donne en quelque sorte à minimiser les souffrances des populations qui face aux réalités économiques, peinent à se procurer le produit. Dans les débats sur les antennes des radios et sur les plateaux de télévisions, des acteurs du pouvoir font semblant de fermer les yeux sur ce que ressentent les consommateurs en présentant une situation toute autre de ce que les uns et les autres vivent. Ils occultent dans leurs argumentaires de dire que l’essence est en rupture souvent dans les stations et des motocyclistes et automobilistes qui viennent s’approvisionner, repartent sans être servis. L’autre chose sur laquelle ils ferment et peut-être délibérément les yeux dans leurs propos est le pouvoir d’achat actuel dans le pays et le sort réservé aux nombreux vendeurs de l’essence frelatée bientôt au chômage. Et à la place du concret, ils affichent une posture laissant croire déjà à la solution adéquate à la crise du carburant. Un état de choses déploré au sein de l’opinion où l’on demande aux autorités face à la situation présente, d’agir pour alléger les difficultés que de continuer à donner l’impression que tout va bien et qu’il n’y a rien à faire. D’ailleurs, opinant sur la différance de prix entre la station et le marché noir qui n’est que de 50 Francs Cfa environ par litre, plus d’un appellent les dirigeants béninois à subventionner encore plus le carburant pour le rendre économiquement accessible aux consommateurs. Une action qui devra être suivie de la construction de stations services pour couvrir tout le territoire national ; ce qui évitera aux consommateurs de rester dans des files interminables pour acheter l’essence.
*Dynamisme Info : Edition du 8 Juin 2023