Les accidents souvent mortels de la circulation se multiplient sur le tronçon Godomey-Pahou. Assistant aux scènes qui endeuillent presqu’au quotidien des familles, le Chef quartier de Cocotomey-centre lance un appel pour une prise de conscience générale en vue de faire stopper la série des décès en cascade. L’élu local se désole d’abord de la pagaille érigée en règle sur cet axe où des usagers s’autorisent tout et mettent en danger des vies. Il attire les attentions sur des cas répétitifs de violation du code de la route occasionnant des dégâts. Selon les dires de Benjamin Hounhalidé, si le port de casque par exemple est obligatoire en ce sens qu’il protège le motocycliste, il n’est pas rare de rencontrer sur cette voie, des jeunes qui ne mettent leur caque qu’à la vue des policiers. Il fustige cet état de choses qui met à mal les efforts consentis çà et là de même que l’imprudence dit-il, des conducteurs de minibus, bus et gros porteurs dans des excès de vitesse pour tout gâter sur leur passage. « Ce qui se passe sur le tronçon Godomey-Pahou laisse à désirer. Je me demande pourquoi les gens sont si pressés et comment ils font les visites techniques de leurs véhicules. Servant toujours comme motif qu’ils n’ont pas de frein ou que le frein a lâché, ils tuent leurs semblables n’importe comment sur la voie », se désole-t-il pour demander par la suite aux forces de l’ordre de prendre leurs responsabilités face à l’incivisme qui prend d’ampleur sur ce tronçon.
«En tant qu’autorité, je demanderais aux policiers de revoir un peu leurs copies parce que l’incivisme prend le dessus sur cette voie. Personne ne veut céder le passage et finalement personne ne bouge. Le samedi passé seulement, entre PK14 et Cococodji, il y a eu trois cas d’accidents mortels. Et les tokpa-tokpa restent en tête en termes de dégâts causés ».
Pour Benjamin Hounhalidé, la présence des policiers à chaque carrefour comme c’est le cas à Cotonou, contribuera à réduire les cas d’accidents sur le tronçon Godomey-Pahou.
« Il faut la présence des policiers sur cette voie comme à Cotonou. Il faut qu’ils soient présents pratiquement à tous les carrefours. Leur simple présence dissuade. Si les gens savent qu’arrivés à tels endroits, il y a des policiers, ils seront obligés d’aller doucement surtout les motocyclistes qui dépassent le kilométrage à l’heure indiqué », suggère-t-il invitant la hiérarchie policière à déployer des éléments sur ce tronçon.
« On n’arrête plus. Tout le monde fait ce qu’il veut. A Aglouza-carrefour, il n’y a pas de feux tricolores, ni de policiers et la pagaille est totale. Il faut que cela change », conclut-il.
*Dynamisme Info : Edition du 25 Mai 2023*