Possible repositionnement politique de Madougou et Aïvo en cas d’amnistie : Ce qui affole à la mouvance

Depuis l’annonce de la proposition de loi d’amnistie au profit des prisonniers dits politiques, des acteurs de la rupture  ont perdu le sommeil. Habitués à la paresse et donc à la facilité en matière de compétition, ils craignent le repositionnement politique de ceux et celles aujourd’hui en prison du fait en partie de leurs opinions. Dans des manœuvres pour inciter à surseoir ce qui est entrepris à la marque des Démocrates et salué au sein de l’opinion,  ils sortent des arguments pour miroiter une certaine injustice au cas où la copie des députés de l’opposition passait pour une amnistie générale en faveur des exilés et détenus dits politiques.  Leur mode d’action consiste à improviser des sorties médiatiques pour se faire interroger sur le sujet. Et en guise de réponses, ces acteurs de la mouvance préconisent  une loi de suspension de peines et non une loi d’amnistie.  Dans leurs argumentaires, ils demandent en quelque sorte aux dinosaures politiques en prison d’accepter les faits  pour lesquels ils sont incarcérés et lourdement condamnés  et de formuler des demandes pour recouvrer leur liberté. Des démarches de leur part fustigés par plus d’un qui lisent une panique  face au possible repositionnement  politique des personnalités encore derrière les barreaux.  En effet, dans les commentaires, l’on se surprend de l’attitude de ces acteurs du pouvoir visiblement dérangés par la proposition de loi des Démocrates intervenue pourtant  pour corriger une situation donnée.  Et des analyses faites, on trouve contrairement à ce qui est brandi, opportune l’idée du groupe parlementaire les Démocrates d’aller à des dispositions législatives pour faire effacer les peines à l’encontre des concernés. Considérant que les présumés faits à l’origine de leur incarcération découlent des intrigues politiques, on ne comprend pas la sorte d’opposition à la demande de libération et d’abandon totale des peines formulée par les Démocrates au profit de Madougou, Aïvo et autres.  On soutient que depuis leur condamnation respectivement  à 20 et  à 10 ans d’emprisonnement, Reckya Madougou et Joël Aïvo ne cessent de clamer leur innocence. Par ailleurs, le Groupe de travail de l’Onu sur la détention arbitraire a même qualifié d’arbitraire l’incarcération de Reckya Madougou et a ordonné sa libération immédiate. Des considérations qui devront amener à agir dans le sens de l’amnistie  en vue d’une liberté sans condition pour les concernés. Autrement, beaucoup inscrivent la panique dans le camp de la mouvance avec  des manœuvres pour agir sur le champ de liberté politique des contradicteurs en prison. Une position que l’on appelle à revoir.

*Dynamisme Info : Edition du 24 Avril 2023

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