Document régissant la vie d’une nation, la constitution demeure sacrée qu’elle ne doit être modifiée que quand le besoin se fait véritablement sentir. Cela suppose qu’il ne faut pas prendre l’initiative de la réviser pour satisfaire des appétits ou pour arranger des intérêts particuliers. Mais il y a comme ce principe est foulé au pied par des acteurs du régime qui appellent à leur bon vouloir à la relecture de la loi fondamentale. Le premier à aborder la question, le Président de l’Assemblée nationale a annoncé les couleurs pour préparer en quelque sorte les autres députés à s’inscrire en son temps dans cette dynamique. Sans soutenir sa proposition par des arguments, il a activé le débat et est suivi d’un autre député qui annonce au détour d’une émission télévisée, une révision annuelle de la constitution. Des actes qui font dire à plus d’un que les partisans du pouvoir passent de plus en plus à côté de l’essentiel pour donc délaisser les priorités au profit de futilités. On fait observer que les solutions aux problèmes d’emploi des jeunes par exemple ne résident par dans la révision de la constitution de même que les alternatives face aux difficultés des populations. Le moment est très mal choisi et beaucoup invitent les députés du pouvoir à chercher à s’occuper autrement pour laisser en l’état la constitution qui renferme des articles qui ne demandent qu’à être respectés.
*Dynamisme Info : Edition du 24 Avril 2023