Victime d’escroquerie et bénéficiaire d’une décision de justice: Stéphane SAFIEDDINE s’en remet au Chef de l’Etat pour son dédommagement

Victime d’une escroquerie de la part de Kikissagbé  Godonou Bernard (KGB) et de ses complices, Stéphane SAFIEDDINE s’est plaint à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme  (Criet) et a bénéficié d’une décision de justice ordonnant son dédommagement.  5 378 847 400 Francs Cfa devront lui être payés correspondant à la somme totale dont il a été dépossédée. Ce règlement devra découler de la vente des biens des condamnés et des notaires et commissaires-priseurs ont été désignés pour y procéder. Mais il s’est créé un blocage qui n’a pas permis de parvenir jusqu’à ce jour aux ventes.  Subissant des pressions voire des menaces de la part de ses créanciers, il adresse une lettre ouverte au Chef de l’Etat  Patrice Talon pour lui exposer la situation et implorer sa clémence en vue du dénouement de l’affaire. Celui qui salue dans son écrit, l’impartialité de la justice béninoise pour le traitement aux Béninois ainsi qu’aux étrangers,  remercie le Chef de l’Etat pour ces avancées en vue d’une bonne justice en matière d’infractions économiques et de cybercriminalité.  il attend respectueusement du numéro 1 des Béninois des instructions  afin que ce dossier soit évacué pour tourner d’ailleurs cette page. (Lire l’intégralité de sa lettre ouverte à Patrice Talon).   

*Dynamisme Info : Édition du 17 Avril 2023*

*Lettre ouverte de Stéphane SAFIEDDINE à Patrice TALON*

Monsieur Patrice TALON Président de la République du Bénin
Palais de la Marina
Avenue Jean-Paul II, Cotonou
République du Bénin

                                       Paris, le 16 Avril 2023

Excellence, Monsieur le Président de la République,

La présente vous est adressée par une personne désespérée dont vous serez le secours, en Père de la Nation Béninoise et garant de l’indépendance et du bon fonctionnement de la justice.
Je viens en effet vous exprimer ma profonde détresse relative à l’inexécution, à ce jour, de  l’arrêt N°033/CRIET/2C.COR du 10 février 2020 rendu par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.
Mais préalablement, je me fais le devoir de vous remercier de garantir aux Béninois ainsi qu’aux étrangers, une bonne justice en matière d’infractions économiques et de cybercriminalité. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) en donne la preuve et a veillé à ce que justice me soit rendue par l’arrêt cité ci-dessus qui a reconnu l’escroquerie dont j’ai été victime de la part de Monsieur KIKISSAGBÉ Bernard (alias KGB) et d’autres complices, et les ont condamnés à me payer la somme totale de F CFA 5 378 847 400 dont j’ai été dépossédé.
Malheureusement, je peine sérieusement à faire exécuter cette décision. Alors que l’arrêt rappelé ci-dessus a prévu la vente des biens des condamnés listés, et que des notaires et commissaires-priseurs ont été désignés pour y procéder, et qu’enfin les titres de ces biens existent bel et bien aux greffes des juridictions béninoises, il s’est créé un blocage qui n’a pas permis de parvenir aux ventes jusqu’à ce jour.
La Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDCB) que j’ai interrogé à plusieurs reprises m’explique qu’il n’a pas encore été procédé à ces ventes et me rassure que je serai désintéressé lorsqu’elles seront effectuées, sans aucune précision de délai.
Or, je dois faire face quotidiennement à des pressions, menaces et même à la violation de l’intégrité physique de mes proches (surtout au Liban) par mes créanciers qui insistent pour avoir paiement immédiat des sommes dont je suis resté leur débiteur pour avoir été victime de Monsieur KIKISSAGBÉ Bernard et ses complices.
Aujourd’hui, je ne peux que m’en remettre à votre autorité, chef de l’administration, qui êtes encore en mesure de donner telles instructions qu’il appartiendra aux fins d’un dénouement rapide de cette situation. Les greffes des juridictions, la Caisse des Dépôts et Consignations et tous les organismes compétents pourraient être relancés par vos instructions.
Par ailleurs, je tiens à dire que je suis rassuré, en vous saisissant, de ne pas subir de représailles de la part des fonctionnaires de l’Administration comme cela a pu être le cas par le passé. J’ai noté, à l’occasion de ma comparution à l’audience, combien la justice béninoise est disposée à protéger les victimes, même si les individus, et notamment Monsieur KIKISSAGBE et ses complices ont pu me mener la vie dure.
En me remettant à votre Autorité, Je vous prie de recevoir, à travers ces lignes, Excellence, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

*Stéphane SAFIEDDINE

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