Sil le pouvoir en place recourt à des compétences extérieures pour occuper des postes de responsabilités au Bénin, ce n’est pas pour autant qu’il faut tenter de justifier cette option de plus en plus décriée. Se contenter des choix sans les faire admettre des populations via la technique de lavage des cerveaux; plus d’un préconisent au gouvernement cette attitude pour mettre fin à ce qui paraît agaçant. Et les explications récemment apportées pour édifier sur le bien-fondé de la nomination de la blogueuse camerounaise Minou Chrys-Tayl comme Chargée de la communication de l’Institut National de la Femme (INF) restent l’un de ces actes fustigés au sein de l’opinion où l’on juge de trop cette sorte de moquerie à l’intelligentsia béninoise. On soutient que les talents recherchés dans divers domaines sont présents au Bénin et point n’est donc besoin de se cacher derrière des arguments pour justifier le dévolu jeté sur des étrangers. Beaucoup font remarquer que les profils ou les compétences ne manquent pas sous les tropiques au point d’amener au motif d’atteinte de résultats, à recourir de plus en plus à l’expertise extérieure. On évoque le cas du Rwandais Pascal Nyamulinda à la tête de l’Anip et désormais celui de la blogueuse camerounaise Minou Chrys-Tayl comme Chargée de la communication de l’INF et d’autres qui attestent en dépit des assurances laissées, d’une sorte de mépris vis-à-vis des cadres béninois. « Des Béninois ont les bagages et le vécu qui peuvent amener à les identifier pour apporter leur contribution à l’atteinte d’objectifs dans tel ou tel domaine. Ils présentent des avantages comparativement à des étrangers et rien ne saurait justifier le fait qu’ils soient délaissés au profit de personnes de nationalités étrangères », réagit un internaute visiblement remonté contre l’option du gouvernement. A prendre en compte sa réaction comme celle d’autres, si les autorités béninoises sont libres de porter leur choix sur X ou Y, il parait futile voire agaçant de justifier le dévolu jeté sur des étrangers pour officier dans des structures nationales alors que les compétences locales n manquent pas pour autant.
*Dynamisme Info : Edition du 11 Avril 2023