Dans la foulée de la condamnation de Madougou : Il était une fois Essowé Batamoussi !

Ayant présenté sa démission de la Criet, l’ex Juge à la Chambre des libertés et de la détention Essowé Batamoussi depuis l’exil, alertait l’opinion internationale sur le manque d’indépendance de la justice béninoise. Il dénonçait une sorte d’ingérence permanente dans les dossiers impliquant des personnalités politiques ou des opérateurs économiques. Faisant allusion à  Reckya Madougou, il faisait comprendre que le dossier faisant citer son nom est vide et  que les accusations contre l’ancienne ministre ne sont qu’une pure imagination.  Des propos à l’époque diversement appréciés  sur lesquels il importe de revenir surtout par ces temps où une proposition de loi est initiée au profit des détenus dits politiques.  En effet, à s’en tenir aux déclarations du magistrat qui attirait les attentions sur ce qui constitue selon lui un obstacle à l’indépendance  de la Criet, plus d’un  viennent à rechercher l’impartialité dans la décision rendue ; celle actant la privation de liberté pour 20 ans à Reckya Madougou.  A prendre en compte les déclarations de ce processionnel de la justice en exil,  le procès-verbal d’enquête préliminaire et tous les autres actes qui ont suivi démontrent que la candidate recalée aux présidentielles 2021 a été mise hors de cause par le principal accusé d’actes terroristes qui affirmait n’avoir jamais été en contact ni de près ni de loin avec elle.  D’où l’inopportunité  aux dires de beaucoup de l’emprisonnement de Reckya Madougou en souffrance depuis plusieurs mois derrière les barreaux. Les mêmes arguments sont avancés pour le cas Joël Aïvo  identique  aux dires de l’ex Juge Essowé Batamoussi à celui de Reckya Madougou  par l’insuffisance de charges ou l’absence  de preuve pour prouver leur culpabilité. « Ils ont été condamnés parce que le gouvernement l’a demandé », soutenait-il.  Des dénonciations qui laissent de taches noires sur les sentences prononcées et devront en tant que tel motiver à la libération des deux célèbres personnalités  emprisonnées. C’est en tout cas la position de beaucoup qui jugent inutiles les polémiques autour de la proposition de loi d’amnistie des Démocrates au bénéfice des exilés et détenus dits politiques.  Jetés en prison et condamnés pour des intrigues politiques, on  appelle à la libération pure et simple de Reckya Madougou, Joël Aïvo et tous les autres dans le cas. On demande à mettre à profit l’initiative des députés de l’opposition à l’Assemblée nationale pour faire évacuer ces différents dossiers au profit de la paix et de la concorde nationale.

*Dynamisme Info : Edition du 6 Avril 2023

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