Contestations de maires désignés: D’hier à aujourd’hui, qu’est ce qui a changé malgré le pouvoir accordé aux partis ?

Selon ce qui lui paraît convenable, le régime de la rupture opte pour la désignation et non l’élection de dirigeants à la tête des communes. Expérimentée depuis 2020 à la faveur des communales, cette sorte de nomination n’est pas approuvée de tous et étale ses insuffisances. La contestation par des élus des maires nouvellement désignés à la tête de deux communes du Bénin pour succéder aux occupants des fauteuils  élus  députés à l’Assemblée nationale, n’est que la preuve que tous ne sont pas en phase avec le pouvoir accordé aux partis politiques d’agir dans ce sens. En effet, à travers leurs réactions sous forme de résistance aux choix de leur parti, des conseillers  du Bloc Républicain montrent de plus  en plus qu’ils ne sont pas en accord avec ce qui se fait et qui consiste à imposer de maires sans l’assentiment de la majorité. Rejetant en quelque sorte la copie de  leur formation politique, ils s’insurgent indirectement contre la sorte de copinage notée à cette occasion et qui ne participe pas à la cohésion du groupe. Et à plus d’un prenant en compte ces réactions, de poser déjà la question de savoir ce qui change véritablement dans le processus de désignation des maires en dépit du pouvoir  laissé aux partis politiques.  Qu’est ce qui amène à se dresser de plus en plus contre les propositions de la formation politique si elles sont faites suivant l’équité  et donc dans les conditions de l’art ?  Des interrogations dans ce sens ne manquent pas d’être enregistrées pour inviter toutes les formations politiques en général à faire primer le mérite  sur toutes autres considérations si l’occasion se présente à elles de désigner des maires. 

*Dynamisme Info : Edition du 3 Avril 2023*

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