Il ne faudra pas voir à travers les accidents de la circulation tous azimuts enregistrés que des effets de prédictions pour sévir au plan spirituel. D’autres causes liées surtout au non respect des instructions sur les routes justifient les scènes souvent mortelles observées. Spécialiste de l’éducation routière, Firmin Obognon appelle à scruter beaucoup plus dans ce sens pour aller à prévenir les accidents de la circulation. Pour le Promoteur et Directeur de l’Auto-école La Référence, la prudence et le respect strict du code de la route contribuent à éviter ce qui endeuille depuis quelques temps des familles et est donc déploré. Partant de faits précis, l’ancien Vice-président de l’Association des Auto- écoles de l’Atlantique énumère d’abord les causes des accidents sur les routes pour prodiguer ensuite des conseils en vue de limiter la série noire des décès en cascade. Selon les dires de Firmin Obognon, l’état de la route, celui du conducteur et celui du véhicule peut être à la base de cas d’accidents pourtant évitables si les recommandations en la matière sont suivies.
« Avant qu’il n’y ait un accident, il faut des causes. Lorsque deux mauvaises situations se rencontrent comme par exemple la route est gâtée et le véhicule n’est pas en bon état, cela produit un accident. Egalement, lorsque le véhicule est en bon état et la voie n’est pas bonne et le conducteur est ivre il y aura d’accidents », fait-il observer pour ensuite s’adresser à la fois aux autorités et aux usagers de la route en vue de leurs différentes partitions pour la correction de la donne. « Ce qui s’est passé à Dassa-Zoumè ne devait pas arriver si on avait des doubles voies de circulation comme Cotonou- Ouidah, Cotonou- Akassato ; si le conducteur avait limité sa vitesse conformément au code de la route c’est à dire 50km/h en agglomération et si les pneumatiques étaient en forme. C’est l’ensemble de tous ces facteurs qui ont causé ce drame », précisera-t-il.
Tout en invitant les usagers surtout les conducteurs de poids lourds et les conducteurs des transports en commun à faire preuve en toutes circonstances de patience pour partager le langage de la route, il demande à méditer quotidiennement les pensés : « Je vais lentement parce que je suis pressé. Je suis pressé donc, je vais lentement ». Pour lui, rien ne sert de se presser si l’on doit finir malheureusement sa trajectoire dans les hôpitaux ou les morgues. Il faudra respecter scrupuleusement martèlera-t-il, le code de la route pour se passer de ces désagréments.
*Dynamisme info – Édition du 23 mars 2023*