Dimension humaniste de la gouvernance Talon:: «Le grain de sel qui manque à la sauce », selon Dr HenriMedrid

Opinant sur l’actualité surtout sur des décisions au cœur de polémiques depuis un moment, Dr Henri Medrid,  Président du Parti social Libéral, invite à apprécier objectivement certains actes à l’actif du pouvoir en place. Assistant comme tout Béninois à la transformation du pays,  l’ancien candidat à la présidentielle salue la rigueur imprimée à la gouvernance depuis 2016 et qui contribue à restaurer l’image du pays sur plusieurs plans.  Le premier responsable du PSL fait d’’abord observer des changements palpables  dans le domaine infrastructurel pour attirer par la suite les attentions sur des mesures qui amènent à respecter le Bénin et à rassurer les investisseurs. De ses propos, il y a de la qualité dans ce qui s fait au sommet de l’Etat  pour bâtir l’économie.  Seulement, en dépit de ces efforts, Dr Henri Medrid  relève des insuffisances qui ne permettent pas au peuple de ressentir les effets  des avancées enregistrées. Le Président du PSL fait ainsi allusion à l’aspect social  qui manque selon ses dires, à la gouvernance pour profiter comme cela se doit à tous. « En même temps que l’exécutif rend le pays attractif  par des infrastructures et des décisions  courageuses, il n’y a pas à sacrifier la dimension humaniste des choses qui se traduit par le panier de la ménagère, le pouvoir d’achat des citoyens. Le Chef de l’Etat doit pouvoir amener les citoyens à sourire et à être satisfaits de son passage à la tête du pays », laisse-t-il entendre avant d’appeler à savoir raison garder pour éviter des procès d’intentions  suite à certaines décisions prises par les autorités.

De sa lecture de la nomination du DG Anip et de la visite au Bénin de Paul Kagamé

Au cœur de polémiques, la nomination d’un Rwandais à la tête de l’Anip, figure parmi les sujets abordés par le Président du PSL lors de son intervention. Sur la question,  Dr Henri Medrid estime qu’il s’agit d’un retour de l’ascenseur et qu’il n’y a pas en principe matière à polémiquer.  « Est ce que l’étranger nommé à la tête de l’Anip  a le profil requis ?  Est-ce qu’il a l’expérience recherchée ? Est-ce qu’il a l’expertise recherchée ? Que recherche le pouvoir qui l’a nommé ?  Pour quels résultats ? », se demande le premier responsable du PSL qui invite à replonger dans le passé pour apprécier de la bonne manière, la décision prise. « Je me réjouis d’une chose,  c’est le retour de l’ascenseur. Quand les nôtres, les dahoméens,  les béninois bien formés avec leur rigueur mentale et morale parcouraient et occupaient des postes à l’étranger, nul ne venait chez nous. Nous étions partout. Les Béninois n’avaient que l’intelligence à vendre, leur expertise », fait-il savoir avant de marteler que le Bénin a commencé par attirer et surfer sur la prospérité.  De son point de vue, il faut savoir raison garder pour ne pas passer à côté de l’essentiel. Sur le sujet en rapport avec la visite de Paul Kagamé au Bénin, il fera une pareille observation pour demander aux uns et aux autres de garder le calme. « Pour des raisons multiples ou pour des raisons d’Etat, Paul Kagamé sera à Cotonou. Il faut des lobbys, il faut les rapprochements.  On construit l’appartenance à des lobbys,  à des équipes techniques de réflexions stratégiques. Et c’est ce qui peut sous-tendre la visite de Paul Kagamé au Bénin. Pas  donc de procès d’intentions gratuits.  Apprenons à garder notre calme », conclut-il. 

*Dynamisme Info : Edition du 06 Mars 2023*

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