Contraints à l’étranger ou croupissant derrière les barreaux pour leurs opinions, les exilés et détenus dits politiques ambitionnent sans doute renouer avec leur ancienne condition pour revenir au bercail ou jouir de la liberté afin de contribuer eux-aussi à la construction du pays. Un souhait qui ne peut être concrétisé surtout dans les conditions actuelles que par l’instauration de dispositions pour faciliter leur retour ou leur libération afin de leur permettre de rejoindre leurs familles. Ne pouvant pas du tout compter sur la mouvance pour l’atteinte de cet objectif, les concitoyens dans le cas reposent leur espoir sur l’opposition pour faire en son temps le combat à l’instance appropriée de décisions. Même ayant un champ d’actions réduit, ils prennent part d’une manière ou d’une autre au combat pour la présence des contradicteurs du régime à l’Assemblée nationale pour faire porter leurs voix à travers la correction des lois prenant en compte leurs aspirations. C’est ce qui explique même si cela est difficilement justifiable les contacts depuis leurs lieux d’exil ou d’incarcération avec les partis de l’opposition à l’effet d’orienter sur ce qui urge pour la restauration de la démocratie. Sans aller à mentionner leurs noms, ces concitoyens du moins les principales figures dans leur rang sont en actions dans l’ombre pour faire triompher l’opposition, la seule obédience à se pencher sur leurs doléances dès sa présence au Palais des gouverneurs. Evidemment, lors des descentes sur le terrain en cette période de précampagne, les membres de l’opposition ne manquent pas d’évoquer la situation des détenus et exilés politiques pour en faire pratiquement un thème de campagne histoire de montrer qu’ils restent préoccupés par le sort de ceux-ci et s’engagent à œuvrer pour, une fois à l’Assemblée nationale.
*Dynamisme Info : Edition du 19 Décembre 2022*