Ayant bénéficié d’une sorte de facilité en 2019 avec l’invalidation des listes de tous les partis concurrents, les formations politiques actuellement présentes au Parlement savent à quoi s’en tenir dans le cadre des législatives du 8 Janvier 2023. Avec la présence de toutes les obédiences politiques à ces élections, elles devront s’attendre à une compétition pas comme celle qui a consisté à désigner pratiquement de représentants de même bord politique pour la huitième législature. En tout cas, prenant en considérations la liste des partis qualifiés pour les législatives, plus d’un se font une idée sur la bataille en perspectives sur le terrain qui pourrait ne pas aller à l’avantage de la mouvance. Ce qui donnerait à craindre davantage pour les regroupements dits les deux grands blocs du pouvoir est la réintégration dans la course du parti Les Démocrates. Recalé aux présidentielles 2021 à travers sa candidate Reckya Madougou, cette formation politique dont le Président d’honneur est l’ancien Chef de l’Etat Boni Yayi ferait paniquer les acteurs du régime du fait de la côte d’estime auprès du peuple. Ce qui devra amener sinon contraindre à revoir le plan pour la conquête des sièges dans les Circonscriptions électorales par les regroupements en question. En effet, participant à leur première élection depuis l’avènement de la rupture, les Démocrates mettront sans doute dans la balance des arguments pour ravir la vedette au pouvoir afin de concrétiser leur vision de restauration de la démocratie. Il ne paraît pas prétentieux d’imaginer le contrôle du prochain Parlement par l’opposition qui se donnera les moyens à travers ses trois partis dans la course, de prendre le dessus sur la mouvance. Ce qui fera déjouer les plans préétablis pour tourner en défaveur du pouvoir. Un cas de figure face auquel l’Union Progressiste Le Renouveau et le Bloc Républicain notamment pour triompher devront revoir leurs stratégies.
*Dynamisme info : Edition du 21 Juin 2022*