Promulgation de la loi portant interdiction du droit de grève: Plus de devoirs que de droits pour le travailleur Béninois 

Le travailleur  Béninois qui pouvait aller à une cessation de travail pour contraindre à prendre en compte ses revendications  se voit priver  progressivement de ce droit. Forcément pas bien entretenu en termes de respect des obligations vis-à-vis de lui,  il est de plus en plus dépossédé  du minimum pour obliger à se pencher sur ses doléances à l’épuisement d’autres voies de recours. L’interdiction de l’exercice de droit de grève dans douze secteurs  sous le régime en place ne traduit que la détermination des autorités à restreindre davantage la parcelle de pouvoir  des agents  des domaines d’activités  concernés astreints  à subir  sans protester. Selon la nouvelle législation,  en plus de la révocation à laquelle sont passibles  les grévistes, des sanctions pénales leur seront désormais appliquées  allant du paiement d’amendes à des peines d’emprisonnement  de 3 mois à 2 ans.  Et le pouvoir dit de la rupture aura sorti le plan pour faire soumettre des employés contraints à se plier aux nouvelles directives pour circuler que dans le couloir tracé.  Une situation que beaucoup  perçoivent comme une intimidation en direction des agents de l’Etat  concernés,  plus en mesure donc d’aller en grève pour réclamer quoi que ce soit.  A préciser pour finir,  que désormais exécutoire depuis sa promulgation par le Chef de l’Etat, la loi en question interdit aux personnels de douze secteurs d’activités l’exercice du droit de grève pour corser même les sanctions  à l’encontre des contrevenants.  Les travailleurs concernés sont les personnels militaires, les personnels paramilitaires, notamment de la police, des douanes, des eaux, forêts et chasse et les personnels des services de santé. A cette vague s’ajoutent  les secteurs d’activités portuaire, aéroportuaire, ferroviaire et fluvial, de l’eau, de l’énergie, et des hydrocarbures. Tous ces agents sont interdits  de l’exercice du droit de grève au risque d’être administrativement et pénalement sanctionnés.  On parle de plus de devoirs que de droits  visiblement concédés à des agents de l’Etat.

*Dynamisme  Info : Edition du 28 Octobre 2022*

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