Après les secteurs de la santé, de l’éducation et autres, le gouvernement veut limiter le droit de grève dans trois autres domaines d’activités pour faciliter le déroulement de son programme. Et en Conseil des ministres ce mercredi 28 Septembre 2022, il a été mentionné l’envoi au parlement d’un projet de loi pour encadrer l’exercice du droit de grève dans les secteurs des transports aériens, maritimes et des hydrocarbures. Une décision qui fait curieusement suite au mouvement de débrayage de l’Union des syndicats des contrôleurs aériens de l’Asecna le vendredi 23 Septembre dernier qui avait empêché en dehors des vols sensibles , toutes fournitures de services de la circulation aérienne aux aéronefs. Réagissant visiblement à cette interruption d’activités, le gouvernement a saisi l’occasion pour réguler ce qui n’était pas effectif dans les transports et qui laissait libre cours aux travailleurs d’aller en grève à leur guise. Faisant d’une pierre plusieurs coups, l’exécutif entrevoit à travers le projet sur la table des députés, l’encadrement du droit de grève également dans les secteurs maritimes et des hydrocarbures. Une démarche qui sonne très mal au sein de l’opinion où l’on estime que les autorités en place n’agissent que pour régler les problèmes dans le temps sans forcément s’assurer de ce qui pourrait advenir. Prenant en considération les réactions enregistrées, c’est à penser que tout se taille selon un modèle qui peut à tout moment être remis en cause pour l’expression syndicale.
*Dynamisme Info : Edition du 29 Septembre 2022*