Alors que le législateur a fait l’essentiel pour faire respecter les droits du citoyen quel que soit son rang, il y en a qui, soit par méconnaissance des textes ou soit par volonté manifeste de perturber la quiétude du voisinage, s’autorisent l’occupation d’espaces pour des cérémonies ou réjouissances sans se soucier des désagréments qu’ils causent aux autres. Délaissant les lieux appropriés ou réservés à ces genres d’activités, ils empêchent la mobilité par le blocage de la circulation et rien que pour leurs intérêts. Au mépris des dispositions, ils produisent continuellement du bruit et même à des heures indues pour perturber la tranquillité de ceux et celles dont ils ont pris d’assaut les devantures pour restreindre leurs mouvements d’aller et retour. Ce qui est plus alarmant, c’est qu’ils mettent en avant des autorisations prétendument reçues pour se prendre de la sorte. Et à plus d’un de poser la question de savoir quel responsable politico-administratif pourrait se mettre au travers des textes en permettant que les uns perturbent la quiétude des autres. Et loin de toute idée de lancer la traque contre qui que ce soit, on invite tout de même à situer les responsabilités afin de décourager si c’est le cas, les autorités qui se rendent complices de cette vilaine pratique en acceptant ou en exigeant des enveloppes pour donc cautionner la pagaille. C’est le moment donc pour les autorités municipales d’Abomey-Calavi d’aller à siffler la fin de la récréation et ceci pour donner du contenu aux initiatives du législateur d’ailleurs entérinées par d’autres institutions. La vigilance devra être de mise surtout à Godomey où s’observe beaucoup plus le phénomène qui fait des usagers de la route et du voisinage, les grandes victimes. Les services compétents de la municipalité d’Abomey-Calavi devront faire en sorte à épargner les populations de ces genres de désagréments en faisant instruire pourquoi pas les forces de l’ordre à intervenir toutes les fois que le minimum pour la quiétude des populations n’est pas assurée. Car, dit-on, la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. C’est un appel en quelque sorte au Préfet de l’Atlantique pour remettre de l’ordre là où c’est nécessaire.
Dynamisme Info : Edition du 02 Septembre 2022