Constituant le plus gros effectif du personnel enseignant au primaire et au secondaire, les Aspirants au métier de l’enseignement (Ame) sont des moins lotis en termes de traitements. Ceux et celles qui abattent l’essentiel du travail pour l’animation du système éducatif sont rémunérés que neuf mois sur les douze rendant très pénibles leurs conditions de vie surtout pendant les vacances. C’est ainsi qu’en dehors des difficultés qu’éprouve la majorité de ceux-ci à joindre les deux bouts, beaucoup sont mis à la porte pour défaut de règlement de loyers. Des situations parfois aggravées par des ruptures de relations conjugales pour défaut du minimum pour s’alimenter. De quoi inciter d’ailleurs à se décider en urgence au profit de ces acteurs du système éducatif dont l’importance n’est plus à démontrer. Mais en lieu et place de ce qui est souhaité, les autorités semblent avoir d’autres priorités laissant donc les enseignants concernés dans leur situation. Une posture qui amène plus d’un à se demander s’il est si difficile de penser aux enseignants aspirants pendant que de colossales sommes sont débloquées au profit seulement de quelques formations politiques dans des jeux de profits. C’est l’occasion pour appeler à prendre très au sérieux les exigences de la Fédération des syndicats de l’éducation nationale qui recommande le paiement douze mois sur douze des Ame et la réintégration des 305 enseignants radiés pour boycott de l’évaluation diagnostique.
Dynamisme Info : Edition du 19 Août 2022