Dans la droite ligne de la réconciliation amorcée au profit de la classe politique ivoirienne, l’ancien Chef de l’Etat et pensionnaire de la CPI Laurent Gbagbo, vient d’être gracié par le Président de la République en exercice qui fait éviter à son prédécesseur les 20 ans d’emprisonnement prononcés contre lui par la justice de la Côte-d’Ivoire en lien avec la crise postélectorale. Une remise de peines suivie de décisions pour le règlement de ses arriérés et le dégel de ses comptes pour ainsi le faire bénéficier de son statut d’ancien Chef de l’Etat. Un acte à l’actif de Allassane Ouattara qui pourrait bien inspirer pourquoi pas les dirigeants béninois pour s’y prendre de même à l’égard des grands barons politiques incarcérés pour des faits présumés en lien avec les dernières présidentielles. On fait allusion en l’occurrence à Reckya Madougou et à Joël Aïvo que plus d’un appellent le Président Patrice Talon à aller sur l’exemple de son homologue ivoirien, pour leur faire remettre en liberté. Et même si les cas ivoiriens et béninois ne sont pas totalement identiques en raison des personnages en jeu, on invite le Président Patrice Talon à passer à l’acte dans la droite ligne d’ailleurs de la décrispation en cours. On estime sans aucune intention de remettre en cause les peines prononcées à leur encontre, que Reckya Madougou et Joël Aïvo restent importants pour le pays dans sa marche vers le développement et qu’on ne perdrait pas à les libérer pour leurs apports à la construction de la nation béninoise.
Dynamisme Info : Edition du 08 Août 2022