Alors que le souhait le plus nourri par tout Béninois ces derniers temps est la décrispation totale de l’atmosphère politique, une nouvelle est tombée un peu comme pour faire estomper les espoirs dans ce sens. Il s’agit du maintien en appel par la Criet de la peine d’emprisonnement prononcée contre l’ancien ministre des finances de Boni Yayi, Komi Koutché pour des faits de mauvaise gestion à la tête du Fonds national de la microfinance (Fnm). Et ce mardi 02 Août 2022, juste au lendemain de la célébration de la fête de l’indépendance, l’information a futé de la Criet pour faire prolonger sans doute le séjour à l’étranger de celui qui était déjà en exil. Déclarant irrecevable le recours en appel de sa défense, la juridiction spécialisée dans la lutte contre les crimes économiques et le terrorisme venait de maintenir les 20 ans d’emprisonnement contre l’ancien ministre des finances condamné en 2020. Un état de choses qui fait demander à plus d’un si l’ancien collaborateur de Boni Yayi qui n’est pas rentré au pays pour purger sa peine, passera les 18 prochaines années hors du territoire national. N’écartant pas d’éventuelles possibilités pour faire rentrer le concerné maintenant ou après le régime en place, on déplore qu’officiellement qu’une si lourde peine soit maintenue contre Komi Koutché rendant un peu plus complexe la situation le concernant. Et sans remettre en cause la pertinence peut-être de la décision rendue, on invite à faire ce qui est réellement possible pour atténuer voire effacer dans la dynamique de la décrispation souhaitée, la sentence contre Komi Koutché qui rêve sans doute comme d’autres exilés, de rentrer au pays pour prendre part à l’œuvre de construction nationale.
Dynamisme Info : Edition du 05 Août 2022