Composé de 99 membres dont beaucoup d’hommes et très peu de femmes, le nouveau Bureau politique de l’Union Progressiste a été rendu public pour donner en quelque sorte à avoir une idée de ceux et celles appelés à coordonner les activités pour le parti. Seulement, la copie rendue ne laisse pas à lire la valorisation en tant que tel du mérite parlant de l’activisme comme cela se doit sur le terrain. Sur la liste en effet, on découvre la plupart des députés venus à l’Assemblée nationale en 2019 ou ayant bénéficié d’un renouvellement de mandat au détour des élections fortement polémiquées la même année. Ce sont eux qui se retrouvent en grand nombre dans le nouveau Bureau politique du parti ajoutés bien entendu à des anciens ministres, maires et autres. Peu présents sur le terrain pour l’engagement partisan au vrai sens du terme, ils ont été préférés aux militants qui s’activent réellement pour le parti en vue de son adoption par une forte majorité des populations. On déplore que dans certaines circonscriptions électorales, le dévolu soit jeté sur des parlementaires pratiquement inactifs sur le terrain et en quelque sorte en rupture de banc avec la base. C’est pourtant ceux-là, déplore-t-on, qui ont été choisis pour le travail de mobilisation alors même qu’ils ne sont pas acceptés dans leur majorité par les militants. Comment ne pas évoquer le cas de ces maires pratiquement pris au pifomètre pour coordonner les activités du parti à l’échelle communale. Sans citer de noms, plus d’un se désolent de l’option faite et qui promeut à la place du vrai militantisme politique, des personnes en réalité sans grand engagement sur le terrain.
Dynamisme Info : Edition du 22 Juillet 2022