Elu député à l’Assemblée nationale en 2015, l’ancien acteur de la société civile Joseph Djogbénou n’aura pas fini son mandat avant d’être appelé à servir au gouvernement aux côtés de celui dont il a contribué à l’élection à la tête du Bénin, Patrice Talon. A l’époque, il avait dûment déposé une démission pour céder sa place à son suppléant Orden Alladatin qui achevé le mandat pour bénéficier d’une reconduction. Nommé ministre de la justice, de la législation et des droits de l’homme, il n’aura pas passé assez de temps au poste avant d’être désigné par le Parlement pour siéger à la Cour constitutionnelle dont il sera élu Président par ses pairs. Par principe administratif, il avait officialisé son départ de l’exécutif pour se faire remplacer par Séverin Quenum toujours en poste. Et dans sa fonction de Président de la haute juridiction, il aura fait quatre ans alors que son mandat court toujours, pour déposer ce mardi sa démission. Un parcours politique quelque peu en dents de scie qui amène à faire remarquer que l’ancien Président de la Commission des lois n’est jamais allé au bout de ses missions dans les différentes institutions de la République en tout cas depuis 2015. Pour conforter cette position, on laisse entendre que Joseph Djogbénou sur la période susmentionnée n’a pas fait preuve de constance pour accomplir les missions à lui dévolues à moitié. Pour plus d’un, la démission de la Présidence de la Cour constitutionnelle intervenue ce mardi ne devrait pas être un surprise prenant en considération les faits antérieurs à l’actif de l’homme. On parle de la posture d’un ancien membre de la société civile qui habitue l’opinion pratiquement à des départs avant l’heure.
Dynamisme Info : Edition du 14 Juillet 2022