L’opinion qui suit de près l’évolution des dossiers judiciaires en rapport avec les dernières présidentielles est restée sur sa faim en ce qui concerne les attentes pour la mise en liberté de Reckya Madougou et de Joël Aïvo. Interrogé sur la question, le ministre de la justice n’a pu renseigner concrètement sur la possibilité de faire bénéficier aux deux candidats recalés la mesure de la grâce présidentielle pour leur permettre de disposer à nouveau de leur faculté d’aller et de venir. Les téléspectateurs qui brulaient d’impatience de connaître la position de l’exécutif sur le sujet n’ont finalement rien retenu pour savoir si oui ou non quelque chose pourrait être fait en faveur de la libération de l’ancienne garde des sceaux et de l’ancien doyen de la Fadesp. Tout ce qui leur a été servi c’est le contexte de hautement social qui pourrait motiver à une action du Chef de l’Etat lui-même agissant sur recommandations du Conseil suprême de la magistrature. Des propos du ministre Séverin Quenum qui ne laissent pas clairement savoir si Reckya Madougou et Joël Aïvo bénéficieront ou non de la grâce présidentielle pour continuer à vaquer à leurs occupations à défaut de concrétiser leurs ambitions présidentielles. Et beaucoup de ceux qui ont suivi l’intervention du ministre confient leur insatisfaction en regrettant la sorte de liquidation de la question. Selon leurs propos, l’autorité ministérielle aurait mieux fait d’esquiver le sujet plutôt que de servir la réponse finalement génératrice de confusions dans les esprits.
Dynamisme Info : Edition du 11 juillet 2022