Au nombre des accusations à l’encontre de Sébastien Ajavon figure la fraude fiscale d’un montant évalué à 169 milliards FCFA. L’homme d’affaires béninois actuellement contraint à l’exil politique est jugé et condamné à verser ce montant fraudé au fisc béninois au risque de voir ses biens saisis. C’est ainsi que conformément à la décision de justice, l’une des résidences de l’opérateur économique sise à Cotonou non loin de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin a été saisie et ses mobiliers ramassés ce 1er Juillet 2022. Si pour certains, ce fait n’est qu’une suite logique de la décision de la Cour Suprême et donc dépourvue de toutes considérations d’ordre politique, pour d’autres, dans ce cas d’espèce et au regard d’autres faits reprochés à celui qu’il convient aujourd’hui d’appeler exilé politique, il est difficile voire impossible d’éloigner la thèse d’ingérence politique dans cette affaire de redressement fiscal. Puisque l’ancien candidat terminé 3ème à la présidentielle de 2016 connait d’autres embrouilles avec la justice béninoise notamment dans une affaire de trafic de drogue avec à la clé une condamnation à 20 ans d’emprisonnement ferme. Et en se soustrayant à la justice pour se refugier en France, il n’a sans cesse indexé le régime en place et son chef d’avoir fomenté ses coups bas monté de toutes pièces pour nuire à sa personnalité et ruiner sa réputation d’homme d’affaires intègre. Car à l’en croire, tout ce qui lui est reproché n’est qu’un plan bien peaufiné par le Chef de l’Etat de connivence avec la justice pour l’anéantir puisque ne parlant plus le même langage et ne partageant plus les mêmes options politiques. Des accusations qui laissent penser beaucoup que la politique est une épée à double tranchant sous les tropiques. Autrement, poursuivent-ils, les amis d’hier sont capables de se regarder aujourd’hui en chien de faïence compte tenu d’intérêts notamment politiques. Loin d’accuser ou de condamner Jean ou Jacques, des voix s’élèvent de part et d’autre pour demander l’indulgence du Chef de l’Etat à user de toutes ses prérogatives constitutionnelles en vue du retour au bercail des exilés politiques et de la mise en liberté des détenus politiques. Une démarche qui ferait grandir notre pays concluent-ils.
Dynamisme Info : Edition du 4 Juillet 2022