10ème en 2020 avec 76% et 9ème en 2021 avec un peu plus de 80%, le Couffo passe en dernière place au titre de 2022 pour les résultats du CEP. Une sorte de dégringolade qui mérite que l’on s’y attarde pour aller à identifier les causes de cet état de choses. Qu’est ce qui explique ces performances de plus en plus enregistrées par un département qui a pourtant tenu par le passé les meilleurs rangs aux examens de fin d’année ? Une interrogation qui devra être la préoccupation de divers acteurs soucieux de faire changer les choses afin de redorer le blason du Couffo au plan éducatif. Certes, entre autres raisons avancées dans les commentaires à la publication des résultats de 2022 qui placent le Couffo derrière tous les autres départements et immédiatement après le Mono avec un écart d’environ 17%, il y a les mutations dites punitives et des problèmes prétendus de nomination pas sur la base de compétence mais sur la base parait-il de relations politiques. Des façons de faire qui joueraient négativement sur les résultats escomptés pour faire déjouer les prévisions. Mais quand on analyse de près les chiffres de cette année, on peut aller à dire que d’autres causes peuvent être à la base de cette contre-performance. D’où plutôt que de banaliser le fait, d’agir à faire situer les responsabilités en vue de suites conséquentes pour corriger la donne. Il s’entend que dans l’urgence, les cadres en charge de l’éducation dans le département se concertent pour commencer par identifier les plausibles dysfonctionnements ayant occasionné ce très faible taux d’admission. Car, on ne saurait comprendre pour admettre qu’au moment où les pouvoirs publics accordent une place de choix à l’éducation, qu’une telle performance soit enregistrée par le Couffo à un examen comme le CEP. L’heure ne devra donc pas être aux discours pour tenter de se dédouaner mais aux actes concrets pour faire inverser les années prochaines, la tendance.
Dynamisme Info : Edition du 4 Juillet 2022