Même si l’expression reste libre, ce n’est pas sur tous les sujets qu’il faut opiner pour chercher à amuser la galerie. Et cette réalité tangible n’est malheureusement pas sue de Bertin Koovi dans une posture à la fois de provocation des terroristes et de banalisation des douleurs des personnes frappées ou endeuillées par les attaques de sans foi ni loi. Sinon à quoi peut-on lier la demande de nomination à un post ministériel de l’ancien recherché de la justice béninoise pour en finir en 100 jours avec les terroristes sur la base d’un contrat de 6 mois non renouvelable. C’est à croire, prenant en considération ses propos, que le terrorisme qui ne sévit pas qu’au Bénin, est un fait banal auquel un individu peut apporter la solution. D’où et à raison les critiques contre l’auteur desdits propos appelé à faire preuve de retenue surtout sur des sujets sensibles comme la sécurité. Dans les cercles de débats, on accuse ceux qui ont favorisé entre temps son retour au pays sous prétexte des efforts pour la décrispation de l’atmosphère politique. On demande d’ailleurs à Patrice Talon en direction de qui va la requête de Bertin Koovi de ne pas y prêter le flanc pour continuer à donner ainsi la preuve que le défi du terrorisme relève de l’effort collectif. Car, face à une telle demande de plaisantin, il faut tourner dos.
Dynamisme Info : Edition du 29 Juin 2022