Privatisation du transport étudiant : Le social sur le point d’être rompu dans les UNB ?

De passage sur l’émission « Le gouvernement en action », initiée pour le bilan de l’an 1 du second mandat de Patrice Talon, la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a opiné sur plusieurs sujets dont celui en rapport avec le transport étudiant. Face aux journalistes impatients de savoir ce que prévoit le gouvernement pour améliorer la qualité des services, Eléonore Yayi Ladékan a évoqué l’éventualité de passage de main à des particuliers pour prendre le relais. Une option pour faire soulager des difficultés rencontrées mais déjà objet d’inquiétudes au sein de l’opinion où l’on se pose de questions sur le traitement qui sera désormais réservé aux étudiants dans la mise en œuvre de cette forme de reforme. En effet, prenant en considération la situation économique dans le pays et les vicissitudes pour étudier dans le haut lieu du savoir, on cherche à comprendre ce qui sous-tend cette mesure en perspectives de l’exécutif et surtout ce qui est envisagé pour préserver les intérêts des étudiants. En quête permanente de profits, les privés appliqueront-ils les tarifs forfaitaires en vigueur pour le transport des étudiants ? Une interrogation qui ne manque pas d’être agitée pour appeler en son temps à faire le nécessaire au profit des étudiants dans le sens de soulager leurs difficultés. Car, la part contributive de ceux-ci (100 Fcfa quelque soit la distance) est une forme de social des autorités pour faciliter les déplacements des étudiants qui débourseront sans doute un peu plus en empruntant d’autres moyens de transport. Et beaucoup souhaitent sans s’opposer à la vision émise que les intérêts des étudiants soient préservés quoi qu’en soient les circonstances.

Dynamisme Info : Edition du 23 Juin 2022

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