Lutte contre la pollution sonore au Bénin : Des lieux de culte toujours pas dans la dynamique des autorités

S’il y a une décision qui réjouit à plus d’un titre, c’est bien celle relative à la règlementation du bruit en République du Bénin. En effet, du Conseil des Ministres du 25 Mai 2022, il ressort un nouveau décret qui encadre l’émission du bruit dans le but de réduire les nuisances sonores tant en milieux urbains qu’en zones rurales. Si la décision est bien accueillie puisque longtemps attendue, malheureusement sa mise en application et son observance stricte se heurtent par endroit à des obstacles. L’exemple le plus fragrant est celui des lieux de cultes qui peinent à se mettre en phase avec cette nouvelle réglementation qui vient pourtant soulager les populations en proie aux nuisances sonores. Il n’est pas rare de constater lors des cultes des dimanches la perpétuation des vieilles habitudes à travers chants, danses et louanges le tout relayé par des haut-parleurs et dont le bruit émis ne respecte pas les limites de décibels définies. Une situation qui contraste avec la norme et qui invite à l’action des autorités compétentes pour faire respecter la loi partout où besoin sera. Certains suggèrent déjà l’accentuation des descentes inopinées des éléments de la Police Républicaine sur le terrain pour réprimer des indélicats qui consciemment ou non, enfreignent à la loi. D’autres recommandent plus de sensibilisation en impliquant davantage les leaders religieux toute confession confondue à la lutte pour son efficacité car, poursuivent-ils, c’est la meilleure option pour parvenir à des résultats probants.

Nécessité de décourager des promoteurs indélicats de bars, restaurants…

En dépit de la nouvelle règlementation sur l’émission du bruit en République du Bénin, rien ne semble émousser les ardeurs de certains promoteurs de lounge bars, restaurants et discothèques quant à la pollution sonore induite par leurs activités commerciales. S’ils ont habitué leur clientèle à une série d’évènements dont ils en tirent logiquement profits, ils ne sont visiblement pas prêts à se conformer aux nouvelles exigences en matière de pollution sonore. C’est ainsi que des animations live acoustiques et soirées karaoké continuent d’avoir lieu dans la capitale économique du pays ne respectant pas ce qui devra l’être en matière de limite de décibels. Si certains promoteurs n’ont pas tardé à faire le nécessaire pour rester en phase avec la loi, d’autres continuent de l’ignorer au nom de l’intérêt égoïste. Pour ne pas citer de noms, un tour dans certains bars de Cotonou les vendredis soirs et les weekends vous permettra de vous rendre à l’évidence. Un vacarme prévaut dans ces établissements pouvant indisposer ceux et celles résidants dans les encablures. Certes, changer les habitudes impliquerait des investissements et des sacrifices, mais il y a nécessité pour ces promoteurs de respecter la loi au risque de se voir découragés.

Dynamisme Info : Edition du 20 Juin 2022

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