Examinant l’appel suite au verdict rendu par le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou le 26 octobre 2021, la Cour d’appel de Cotonou, a prononcé le vendredi dernier une sentence condamnant cette fois à 36 mois d’emprisonnement avec sursis et 100 000 francs Cfa d’amende l’empereur Owolobè. Une décision qui semble ne pas satisfaire plus d’un au sein de l’opinion où on attendait visiblement une sanction plus sévère. En tout cas, dans les cercles de débat, on critique ce verdict vraisemblablement à l’odeur de deux poids deux mesures. On avance que si dans le même dossier, chacun des huit ministres cités a été condamné à 12 mois d’emprisonnement ferme et une amende de 100 000 francs, que le verdict retenu contre le propriétaire des lieux paraît léger pour faire lire une sorte de traitement de faveur contraire à l’objectif de faire décourager pour l’acte de flagellation décrié. Beaucoup auraient souhaité que l’empereur Owolobè écope d’une sanction plus lourde que celle qui lui a été infligée et qui le laisse en liberté pendant que les autres se voient priver de leur faculté d’aller et de venir. Selon des avis, il y a une sorte de deux poids deux mesures à corriger par la justice pour donner à l’avenir à la suivre.
Dynamisme Info : Edition du 20 Juin 2022