Face à la cherté de la vie et le faible impact des mesures de soulagement retenues, le pouvoir de la rupture ne trouve qu’à communiquer et suffisamment sur de dispositions prétendument prises pour faire souffler dans les ménages. C’est ainsi que collaborateurs à la présidence, membres du gouvernement, présidents d’institutions et autres acteurs du régime investissent les médias pour venir en quelque sorte rassurer le peuple de ce que les dirigeants ne restent pas les bras croisés face aux difficultés ressenties au plan social dans le pays. Mais malheureusement, de ce qu’ils laissent entendre, l’opinion plus préoccupée par des actes concrets, ne retient rien en termes de nouveautés pour aller à lui faire oublier les souffrances actuelles. Bien au contraire et dans les discussions relativement à l’avalanche de communications sur la cherté de la vie, on note un désintérêt dans le rang des populations qui disent ne plus nourrir d’espoir pour l’issue heureuse de la situation actuellement déplorée. On demande plutôt au gouvernement et à ses émissaires circonstanciels de travailler à faire réellement sentir dans les assiettes les efforts çà et là vantés sans impact pour le moment. En direction du Chef de l’Etat particulièrement, on appelle à étudier la pertinence des actions médiatiques depuis un bon moment notées pour décider au besoin d’y mettre fin. Car, face à la situation présente, les Béninois ont besoin de pain et non de belles paroles.
Dynamisme Info : Edition du 7 Avril 2022