Dévoilement de son dauphin : Patrice Talon garde entier le suspens

Le Chef de l’Etat dans un entretien accordé à Jeune Afrique et publié ce Vendredi 14 Mars 2025, a levé un coin de voile sur sa gouvernance, les relations avec son prédécesseur Boni Yayi,  son état d’âme à l’annonce de la tentative de coup d’Etat ayant pour accusés Olivier Boko et Oswald Homeky, le sort des exilés et prisonniers dits politiques  et d’autres sujets de l’actualité. Relativement à sa succession et sans entrer dans les détails, Patrice Talon tout en rassurant sur son départ effectif du pouvoir à l’expiration de son second et dernier mandat, n’a pas manqué de situer sur sa volonté de peser dans le choix de son successeur. «Évidemment. Le prochain Président du Bénin sera mon Président, celui de mon pays, de ma famille, de ma communauté et de tout ce qui m’est cher. Il est évident que je serai attentif à ce qu’il n’ait pas pour projet de déconstruire les réformes que nous aurons accomplies en dix ans grâce aux efforts et aux sacrifices de tous les Béninois. Mon choix, mon action et mes prières seront orientés vers le meilleur des candidats », a laissé entendre Patrice Talon qui promet révéler plus tard son choix et ceci afin de ne pas perturber inutilement l’action gouvernementale. « C’est en cours. Je le dirai clairement le moment venu, mais le plus tard possible, …,  nous avons, pour l’instant, d’autres priorités », a ajouté Patrice Talon pour qui, l’équipe qui prendra la relève devra être capable de transformer l’essai, de maintenir le cap et la dynamique. « L’idéal serait que mon successeur  soit meilleur que moi. En l’espace de dix ans, le Bénin a franchi un cap décisif. C’est devenu un pays sérieux, respecté, performant. L’équipe qui prendra la relève devra être capable de transformer l’essai, de maintenir le cap et la dynamique. Surtout, les Béninois doivent se convaincre que ces progrès, ils les doivent à eux-mêmes beaucoup plus qu’à l’action d’un seul homme », a conclu Patrice Talon.

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Showbiz béninois : Yewhé Yeton dévoile Loko, son premier album solo

L’artiste béninois Yewhé Yeton, à l’état civil Ouenou, a tenu une conférence de presse à Cotonou pour annoncer la sortie de son premier album solo intitulé Loko. L’événement a permis à l’artiste de revenir sur son parcours, son choix de carrière en solo et les inspirations derrière cet album aux sonorités traditionnelles et modernes. Après 17 ans d’expérience au sein de divers groupes musicaux, Yewhé Yeton a décidé de se lancer en solo afin de mieux exprimer son art et affirmer son identité musicale. « Depuis toujours, j’ai apporté ma touche aux œuvres des groupes auxquels j’ai appartenu. Mais aujourd’hui, je ressens le besoin de me dévoiler totalement à travers ma propre musique », a-t-il expliqué. L’album Loko, composé de 10 titres (et 13 en spectacle), se veut un hommage aux rythmes endogènes du Bénin et à son patrimoine immatériel. À travers des morceaux comme Todé, Awee, Gbemé ou encore Aklasu, l’artiste fusionne tradition et modernité, intégrant des éléments de rock, hip-hop et beatbox à des rythmes traditionnels béninois. Le titre phare Loko fait référence à l’arbre fétiche Loko, symbole de force et de résilience. « L’album est une métaphore de mon propre parcours. Comme l’arbre iroko, j’ai grandi dans l’ombre avant de m’imposer. J’ai traversé des périodes difficiles où j’étais minimisé, ce qui a nourri mon inspiration pour cet album », a confié Yewhé Yeton. En plus de son rôle d’artiste, il a révélé son travail d’arrangeur et d’ingénieur du son, précisant que l’intégralité de l’album a été enregistrée en live dans son propre studio. « J’ai appris par moi-même, poussé par des frustrations et un besoin d’indépendance artistique », a-t-il souligné. Le spectacle de lancement de Loko s’annonce comme un événement majeur, où le public pourra découvrir toutes les facettes de Yewhé Yeton : chanteur, rappeur, guitariste, percussionniste et beatboxer. L’artiste a d’ailleurs lancé un appel aux mélomanes pour réserver rapidement leurs places, car elles sont limitées. Avec Loko, Yewhé Yeton s’impose désormais comme un artiste solo à part entière, prêt à marquer l’industrie musicale béninoise de son empreinte unique.

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Retour des exilés et libération des détenus dits politiques : Le Chef de l’Etat pas en phase avec la requête de Soglo et Houngbédji

Dans un entretien accordé à RFI, l’ancien Chef de l’Etat Nicéphore Soglo lançait récemment un appel en vue de la libération des détenus politiques et du retour des exilés. Il propose que tout ceci soit fait cette année 2025 pour la décrispation politique et au bénéfice de la paix en général. Dans une sorte de réponse à sa préoccupation, le Président béninois Patrice Talon par le truchement du média Jeune Afrique, a pris le contre-pied de la requête du patriarche en martelant son intention de  ne poser aucun acte dans le sens de couvrir selon lui, des faits conflictuels.  « Non. Si je le faisais, cela reviendrait à confirmer que les péchés commis sous le couvert de la politique sont plus pardonnables que les autres, et ce serait injuste », a confié Patrice Talon à Jeune Afrique martelant que : « nulle part dans le monde, faire de la politique ne fournit une quelconque immunité pour couvrir des actes délictueux ».  Une position contraire à celle de l’ancien Président-maire Nicéphore Soglo  qui, récemment plaidait le cas des détenus et exilés politiques. En tout cas, les citoyens qui peuvent être considérés comme tels ne bénéficieront d’aucune faveur de Patrice Talon avant la fin de son second et dernier mandat. Cette fermeté est également une réponse à la préoccupation de l’ancien Président de l’Assemblée nationale Me Adrien Houngbédji qui appelait il y a quelques semaines à la libération des exilés et au retour des détenus politiques. Rien de tout cela ne sera fait sous la rupture et le premier magistrat du Bénin l’a martelé au cours de son entretien avec Jeune Afrique.

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Exercice des fonctions liées à la chefferie traditionnelle :Les « repris de justice » écartés

La loi N° 2025-09 portant Cadre juridique de la Chefferie traditionnelle en République du Bénin adoptée Jeudi 13 Mars 2025 par les députés de la 9ème  législature de l’Assemblée Nationale, au titre des conditions de désignation, avantages, incompatibilité, précise les critères  pour exercer les fonctions de roi, de chef supérieur ou de chef coutumier. Et il est inscrit noir sur blanc dans ce document légalisant la reconnaissance officielle de 16 Royaumes, 80 chefferies supérieures et 10 chefferies coutumière, que : « Nul ne peut exercer les fonctions de roi, de chef supérieur ou de chef coutumier s’il a fait l’objet d’une condamnation par décision judiciaire devenue définitive à une peine afflictive ou infamante, s’il ne jouit de ses droits civiques et politiques ou s’il y a incompatibilité ».  Ce qui met d’office à la touche les citoyens ayant écopé d’une condamnation et qui aspirent à de telles fonctions. Si certains d’entre eux jouissaient de ces privilèges, la loi votée interdit désormais  l’occupation des postes de roi, de chef supérieur ou de chef coutumier par des citoyens condamnés par la justice. A préciser que le projet de loi soumis à l’examen des députés par le gouvernement et adopté à l’unanimité des députés présents et représentés moins 18 voix contre. vise à : définir un cadre juridique pour le pouvoir des autorités de la chefferie traditionnelle ; conférer une reconnaissance légale aux chefferies traditionnelles existant sur le territoire béninois, fixer les règles garantissant leur organisation et leur rôle dans le développement socioéconomique du pays ; reconnaitre leur contribution à la cohésion sociale et à la préservation des identités culturelles. Sont désormais reconnus comme royaumes en République du Bénin selon ce qui est acté les chefferies traditionnelles suivantes : Allada, Bassila, Bouè, Danhomè, Dagbo-Ahomey, Hogbonou, Igbo Idaatcha ou Dassa, Itakété ou Sakété, Kétou, Kika, Kilir ou Djougou, Kpanné ou Kouandé, Nikki, Sandiro, Savalou, Tchabè ou Savè (article 5).  Sont reconnues comme chefferies supérieures dépendantes ou non à pouvoir moyennement centralisés, les chefferies traditionnelles ci-après : Watchi de Comè, Sahwè de Doutou dans Houéyogbé, Idjè, Kotafon dans Lokossa, Dangbo, Kpawignan, Soclogbo, Gbaffo, Dovi-Somè, Agouagon, Gbowélé, Tchahounkou, Tio, Ouèdèmè dans Glazoué, Assanté, Don, Gounli, Doga, Agonvè, Kpankou, Zagnanado, Agonlin Houégbo, Tori Bossito, Adjarra, Kétonou, Ekpè, Avrankou, Koutago, Logozohè, Monkpa, Doïssa, Aklankpa, Ouèssè, Mondji, Hwlagan dans Grand-Popo, Agoué, Hlassamè, Azovè, Aplahoué, Lalo, Adjahonmey, Djakotomey, Mokollé, Manigri, Igbèrè, Wannou, Kikélé, Igbomakro, Doguè, Bantè, Adja-Ouèrè, Korokou à Parakou, Kandi, Darou, Kpara, Pèrèrè, Kalalé, Basso, Gbassi, Sinendé, Saoré, Gbengbérégué à Bembèrèkè, Bouanri, Guéra N’Kali, Sèkèrè, Tchaourou, Mora Wonkourou, Tanno, Kabo, Waria, Kokobé, Kpané, Yinsi, Diguidirou, Guina Gourou, Birni, Kérou, Wassa, Karimama, Guéné (article 6). Sont  reconnues comme chefferies coutumières à pouvoir non centralisé les chefferies traditionnelles ci-après : chefferie des Batammariba, la chefferie des Bialbè, la chefferie des Foodo, la chefferie des Gulmancéba, la chefferie des Lokpa, la chefferie des Mbelmè, la Chefferie des Natemba, la chefferie des Yowa, la chefferie des Tem et la chefferie des Waaba (article 7).

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Libération de l’emprise des lignes haute tension à Abomey-Calavi : Aucun traitement de faveur ne devra être au rendez- vous

L’ambitieuse initiative de délogement des occupants de l’emprise des lignes haute tension à Abomey-Calavi doit aller jusqu’à sa concrétisation. Dans sa mise en œuvre,  des traitements particuliers ne doivent pas être accordés à qui que ce soit pour retarder la libération totale de l’espace dans le délai prescrit. Toutes les personnes exploitant le domaine doivent être traitées de la même façon pour donner le contenu et la force nécessaire à la mesure de libération. Il ne s’agira pas sous quelque prétexte, de faire d’abord partir certains au détriment d’autres.  Il faudra appliquer la même décision à tous les occupants qui devront libérer l’emprise au plus tard le 30 Mars et ceci pour leur propre sécurité. « J’ai initié cette séance pour nous permettre de faire un point d’étape de ce que nous avons entrepris depuis début Février pour libérer les emprises de la haute tension. J’ai observé la situation et j’ai vu qu’il y a trois (03) problématiques. La première concerne ceux qui occupent ces emprises en dehors des sportifs. Il doit y avoir une posture à avoir par rapport à ces gens. Il y a les sportifs, ceux qui viennent là de façon périodique pour un temps pour faire le sport, comment on règle leur problème et troisièmement, une fois que cette zone sera dégagée, ce que l’administration pourra faire pour que les gens ne reviennent pas », a entre autres confié sur la question le ministre conseiller aux infrastructures, à la gouvernance locale et au cadre de vie, Jacques Ayadji lors d’une réunion avec les Chefs d’arrondissement d’Abomey-Calavi  pour l’évaluation de  l’avancement des initiatives relatives à la libération de l’emprise des lignes haute tension à Godomey et environs.  Un engagement à faire traduire sans complaisance dans les actes pour éviter d’actes de favoritisme en direction de qui que ce soit. Sportifs, maraichers, artisans et autres ; tous devront être traités de la même façon pour s’éloigner des installations électriques de la haute tension. « Nous remercions déjà ceux qui ont commencé par partir parce qu’il y  en a qui partent déjà d’eux-mêmes. Ceux qui sont encore là, on va leur parler pour que d’ici quelques jours que ce domaine soit vide de présence humaine » ; le ministre conseiller aux infrastructures, à la gouvernance locale et au cadre de vie, Jacques Ayadji, une fois passée l’étape de la sensibilisation, devra agir sans état d’âme pour vider des lieux les récidivistes.

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Démarches pour les élections de 2026 apaisées : Le CCFPO alerte à nouveau sur les dangers du Code électoral et appelle à sa relecture

Le Cadre de Concertation des Forces Politiques de l’Opposition (CCFPO) était en atelier de réflexion sur le Code électoral ce Mercredi 13 Mars 2025 au Chant d’Oisseau de Cotonou. L’évènement a réuni l’ensemble des partis de l’opposition et d’autres organisations de la Société civile venus débattre sur certaines imperfections du Code électoral. En effet, toujours dans une démarche de prévention sur les risques liés à l’application en l’état et sans un large consensus dudit Code, le Cadre de Concertation des Forces Politiques de l’Opposition a décidé d’alerter la communauté nationale et internationale sur les éventuels conflits politiques et menaces sur la paix qu’engendreraient le Code si rien n’est fait concernant sa relecture avant les élections générales de 2026. Et au terme de cette Journée de réflexion sanctionnée par un Communiqué final, les partis et mouvements politiques de l’opposition, ainsi que les organisations de la Société civile ont exprimé leurs diverses inquiétudes sur les imperfections sur le nouveau Code électoral promulgué en Mars 2024. Ils ont rappelé et martelé que l’application de ce Code, sans un large consensus, pourrait menacer la paix au Bénin. « Par conséquent, nous protestons avec la dernière rigueur contre la non-relecture du Code électoral et l’opposition récurrente du pouvoir au dialogue national, malgré l’appel de personnalités morales et physiques comme le Clergé, les Anciens Présidents de la République, les Anciens Présidents d’institutions et la Société civile; appelons solennellement l’attention de la Communauté nationale et internationale sur les risques que représente le nouveau Code électoral promulgué en Mars 2024 ; décidons de saisir par toutes les voies légales en toute responsabilité les institutions internationales pour prévenir le chaos que prépare le régime de la rupture pour favoriser des élections frauduleuses », a précisé  le Cadre dans le communiqué.

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Chefferie traditionnelle au Bénin : Le titre de Dah, une appellation pratiquement galvaudée

Le titre de Dah dans la chefferie traditionnelle au Bénin qui revêt entre temps un caractère sacré, est aujourd’hui déconsidéré du fait de certaines pratiques avilissantes. Autrefois réservé à des personnes désignées après consultation de l’oracle au sein des collectivités, ce titre court aujourd’hui les rues. En effet, il n’est pas rare de trouver même des animateurs et autres s’arborer de pagnes et déambuler dans les marchés pour s’autoproclamer Dah sans être véritablement désignés par qui que ce soit dans une famille ou collectivité. Ces derniers dans leur besogne n’hésitent pas à tronquer leur titre contre des services de guérison traditionnelle et autres qu’ils proposent aux populations dans un but lucratif. Ces pratiques ont fini par ternir l’image du Chef de collectivité communément appelé Dah jusqu’au point où l’on se demande combien de Dah peut disposer une famille.  Cet état de choses s’empire au point où des voix s’élèvent pour demander à l’Etat d’assainir le secteur. Il est entendu que la  proposition de loi sur la chefferie traditionnelle en cours d’examen sur la table du Parlement prenne en compte cette doléance. C’est l’occasion idéale pour les députés d’adopter des dispositions conséquentes afin de redonner à la chefferie traditionnelle, le caractère sacré qu’elle a toujours revêtu.

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Procès de Urbain Pierre Dangnivo : Quelle garantie de crédibilité pour les nouvelles dépositions de l’accusé Codjo Alofa ?

Codjo Alofa, le principal accusé dans l’affaire de disparition en 2010  du fonctionnaire du ministère des finances, Urbain Pierre Dangnivo qui faisait savoir autre chose, va à des dépositions contraires réitérées lors du procès à cet effet ce Mardi 11 Mars 2025 au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Poursuivi pour les chefs d’accusation d’assassinant et de complicité d’assassinat de Urbain Pierre Dangnivo, lui qui se mettait dans la peau de coupable, change de version.  Entre 2015, 2016 et 2018, l’affaire a été évoquée en assises et lors des premières audiences, Codjo Alofa présenté comme féticheur, plaidait coupable de l’assassinat du fonctionnaire du ministère des finances. Mais Codjo Alofa depuis 2018 revenant sur sa déposition, ne reconnaît plus les faits faisant dire par le soin de ses avocats qu’il était en garde à vue au moment de la disparition de Urbain Pierre Dangnivo. Et à nouveau dans une déclaration explosive ce Mardi, tout en citant des noms de personnalités à la barre, il a fait savoir que le disparu Urbain Pierre Dangnivo n’est jamais venu chez lui  faire des cérémonies et qu’il  ne l’a jamais tué. «On m’a demandé de dire que c’était moi. De ce que j’aurais appris, Urbain Pierre Dangnivo avait des renseignements qui ne mettaient pas à bien le Chef de l’État de l’époque… On m’a juste demandé de dire que c’est moi qui ai éliminé Urbain Pierre Dangnivo», a laissé entendre Codjo Alofa  qui ne reconnaît plus les faits à sa charge. Un changement de ton en attendant l’issue du procès pour la manifestation de la vérité qui laisse beaucoup sur leur faim notamment à la crédibilisé à accorder aux propos de l’accusé Codjo Alofa. À celui-ci, il recommande de dire toute la vérité pour ne pas se faire rattraper par ses propres déclarations qui pourraient souffrir de cohérence.  

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Poursuites envisagées contre  des maires et des responsables de la police : Le parti «Les Démocrates» déterminé  pour la fin de la répression politique

Le parti de l’opposition « Les Démocrates » annonce des poursuites pénales contre plusieurs maires et des responsables de la police. La formation politique saisit la justice face à ce qu’elle qualifie de « répression politique ». Et dans une vidéo publiée sur Youtube, le Conseiller juridique du parti, Me Renaud Agbodjo, informe des poursuites judiciaires engagées contre plusieurs maires et des responsables de police. « Le parti « Les Démocrates » a engagé des poursuites pénales contre le Directeur départemental de la police républicaine de l’Alibori, le commissaire de police de la ville de Pobé, les maires des communes de Pobè, de Sakété, d’Abomey-Calavi, de Ouaké et de Toucountouna », renseigne Me Renaud Agbodjo. En effet, la formation politique présidée par  l’ancien Chef de l’Etat Boni Yayi reproche aux maires et policiers visés par sa plainte des actes d’ « intimidation, (de) discrimination, (et de) provocation ». Le parti a engagé ces actions en justice suite à l’interdiction de certaines de ses activités politiques. Le Conseiller juridique de LD évoque une situation survenue à Kpomassè, dans le département de l’Atlantique. Il affirme que des députés membres du parti se sont récemment vus empêchés de « participer à une messe pourtant autorisée par le maire de la commune de Kpomassè ». Cela, assure-t-il, sans « aucune explication et aucune interdiction écrite». Me Renaud Agbodjo analyse les « interdictions » de certaines activités de la formation politique comme une stratégie visant à l’inciter à la violence afin de le suspendre de sa participation aux élections générales de 2026. L’avocat estime que les policiers souvent mobilisés pour empêcher la tenue des activités du parti porteraient atteinte à la liberté. « Il faut savoir que l’infraction d’atteinte à la liberté est une infraction correctionnelle dont le délai de prescription est de 6 ans. Ce qui signifie que, tôt ou tard, les procès de ces infractions, répertoriées et documentées  se tiendront, même après 2026, suite au départ du Président Patrice Talon », a-t-il martelé. Le Conseiller du parti LD fait aussi noter que chaque policier et maire sera tenu responsable de ses actions devant la justice, sauf s’il a reçu un acte administratif de son supérieur hiérarchique.

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Houngbédji et maintenant Pépé Soglo: Aucun sacrifice de trop pour la décrispation

L’ancien Président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, préconisait il y a peu sa recette pour la décrispation de la tension politique au Bénin. Il suggère la libération des détenus et le retour des exilés pour la paix et la concorde. Vilipendé par des activistes visiblement déployés à ses trousses, il aura eu le mérite de dire ce qu’il pense pour un Bénin gouverné et qui prend en compte les aspirations des Béninois. Dans la même logique, c’est le tour aujourd’hui de l’ancien Chef de l’Etat Nicéphore Soglo de suggérer des actions pour la libération cette année des détenus politiques et le retour de exilés. En effet, invité de RFI, l’ancien Président-maire qui jure n’avoir jamais mis en prison un acteur politique ou contraindre à l’exil qui que ce soit, a presque fixé un délai au Chef de l’Etat pour vider ce dossier.   Un rappel de Nicéphore Soglo à l’image de celui de Me Adrien Houngbédji en direction de Patrice Talon qui montre la détermination des patriarches à œuvrer pour la décrispation politique. En tout cas, ayant l’expérience de la gestion du pouvoir d’Etat,  l’ancien Président-maire Soglo n’entend plus se taire face à la situation des exilés et détenus politiques. Un engagement identique à celui de Me Adrien Houngbédji et de l’ancien Chef de l’Etat Boni Yayi engagés dans le combat. 

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