Traque sans merci à leur encontre : Reconversion forcée des cybercriminels

La lutte contre la cybercriminalité au Bénin sera intensifiée ; le signal est donné et les autorités en place annoncent des lendemains davantage sombres pour les arnaqueurs. Alors que la polémique enfle avec des voix tendant à plaider pour la cause des personnes empruntant ce canal pour bâtir leur fortune,  le gouvernement monte au créneau pour renseigner sur son intention de décourager ceux et celles qui se cachent derrière les claviers pour dévaliser leurs semblables. Et selon les assurances du Secrétaire général adjoint, porte-parole, il faudra s’attendre à une lutte plus corsée contre le phénomène et ceci pour la quiétude collective et le bien de la société. A décrypter les propos de Wilfried Léandre Houngbédji, au bénéfice de l’ordre et de la sécurité, la Police Républicaine continuera de faire son travail pour traquer permanemment les cybercriminels. « C’est un chantier qui désormais va être permanent  parce que, tant que les réseaux existent, il y aura toujours des gens pour se comporter autrement que les textes l’autorisent exactement, comme la police existe parce qu’il faut assurer l’ordre et la sécurité  puisqu’il y aura toujours des gens pour se mettre en délicatesse avec les lois et règlements. De la même façon sur les réseaux sociaux, on entend bien qu’il n’y aura pas de répit, il s’entend que la police ne puisse pas dormir sur ses lauriers. Donc, chaque fois qu’il va y avoir nécessité de faire des opérations, soit parce que des informations parviennent, soit parce que les indices probants permettent de remonter la filière, la police fera son travail pour notre quiétude collective et pour le bien de la société », laisse entendre  le porte-parole pour en quelque sorte affirmé l’engagement et la détermination des autorités à faire intensifier le combat contre  la cybercriminalité. Ce qui oblige les jeunes faisant pour la plupart de cette activité, une carrière à une reconversion pour s’assurer de continuer à joindre les deux bouts et s’éviter des ennuis judiciaires. En tout cas, le cadre est tracé et quiconque  agira au mépris des dispositions en vigueur,  subira les rigueurs de la loi.

*Dynamisme Info : Edition du 06 Mars 2023*

Dimension humaniste de la gouvernance Talon:: «Le grain de sel qui manque à la sauce », selon Dr HenriMedrid

Opinant sur l’actualité surtout sur des décisions au cœur de polémiques depuis un moment, Dr Henri Medrid,  Président du Parti social Libéral, invite à apprécier objectivement certains actes à l’actif du pouvoir en place. Assistant comme tout Béninois à la transformation du pays,  l’ancien candidat à la présidentielle salue la rigueur imprimée à la gouvernance depuis 2016 et qui contribue à restaurer l’image du pays sur plusieurs plans.  Le premier responsable du PSL fait d’’abord observer des changements palpables  dans le domaine infrastructurel pour attirer par la suite les attentions sur des mesures qui amènent à respecter le Bénin et à rassurer les investisseurs. De ses propos, il y a de la qualité dans ce qui s fait au sommet de l’Etat  pour bâtir l’économie.  Seulement, en dépit de ces efforts, Dr Henri Medrid  relève des insuffisances qui ne permettent pas au peuple de ressentir les effets  des avancées enregistrées. Le Président du PSL fait ainsi allusion à l’aspect social  qui manque selon ses dires, à la gouvernance pour profiter comme cela se doit à tous. « En même temps que l’exécutif rend le pays attractif  par des infrastructures et des décisions  courageuses, il n’y a pas à sacrifier la dimension humaniste des choses qui se traduit par le panier de la ménagère, le pouvoir d’achat des citoyens. Le Chef de l’Etat doit pouvoir amener les citoyens à sourire et à être satisfaits de son passage à la tête du pays », laisse-t-il entendre avant d’appeler à savoir raison garder pour éviter des procès d’intentions  suite à certaines décisions prises par les autorités.

De sa lecture de la nomination du DG Anip et de la visite au Bénin de Paul Kagamé

Au cœur de polémiques, la nomination d’un Rwandais à la tête de l’Anip, figure parmi les sujets abordés par le Président du PSL lors de son intervention. Sur la question,  Dr Henri Medrid estime qu’il s’agit d’un retour de l’ascenseur et qu’il n’y a pas en principe matière à polémiquer.  « Est ce que l’étranger nommé à la tête de l’Anip  a le profil requis ?  Est-ce qu’il a l’expérience recherchée ? Est-ce qu’il a l’expertise recherchée ? Que recherche le pouvoir qui l’a nommé ?  Pour quels résultats ? », se demande le premier responsable du PSL qui invite à replonger dans le passé pour apprécier de la bonne manière, la décision prise. « Je me réjouis d’une chose,  c’est le retour de l’ascenseur. Quand les nôtres, les dahoméens,  les béninois bien formés avec leur rigueur mentale et morale parcouraient et occupaient des postes à l’étranger, nul ne venait chez nous. Nous étions partout. Les Béninois n’avaient que l’intelligence à vendre, leur expertise », fait-il savoir avant de marteler que le Bénin a commencé par attirer et surfer sur la prospérité.  De son point de vue, il faut savoir raison garder pour ne pas passer à côté de l’essentiel. Sur le sujet en rapport avec la visite de Paul Kagamé au Bénin, il fera une pareille observation pour demander aux uns et aux autres de garder le calme. « Pour des raisons multiples ou pour des raisons d’Etat, Paul Kagamé sera à Cotonou. Il faut des lobbys, il faut les rapprochements.  On construit l’appartenance à des lobbys,  à des équipes techniques de réflexions stratégiques. Et c’est ce qui peut sous-tendre la visite de Paul Kagamé au Bénin. Pas  donc de procès d’intentions gratuits.  Apprenons à garder notre calme », conclut-il. 

*Dynamisme Info : Edition du 06 Mars 2023*

Renforcement de l’axe Bénin-Nigeria : Boni Yayi : la clé !

Le Bénin envisage une coopération plus fructueuse avec le Nigeria et le Chef de l’Etat ne manque pas de travailler dans ce sens. Tout récemment, à travers un message de félicitations à l’endroit du nouveau Président, il a exprimé son désir de collaborer avec les nouvelles autorités nigérianes pour des partenariats davantage bénéfiques pour les deux pays. Des souhaits dont la concrétisation dépendra du régime en place  à Lagos qui se montrera favorable ou non à l’offre faite. Mais selon des points de vue, s’il y a un raccourci que pourrait emprunter le Président Béninois pour faire concrétiser son ambition, c’est de mettre à profit les relations d’amitié entre son prédécesseur et des dirigeants nigérians pour amener à tirer grands profits du géant voisin de l’Est. En tout cas, sans minimiser ce qui se fait pour le renforcement de la coopération entre les deux pays à l’actif de la rupture, beaucoup appellent à miser sur Boni Yayi pour raffermir les relations  avec le Nigeria. Bien n’étant plus au pouvoir, on demande à ne pas négliger la force de frappe et les capacités de négociations de l’ancien Chef de l’Etat  qui en a donné  les preuves lors de son passage à la tête du Bénin et montre de par son rapprochement avec des décideurs nigérians, qu’il peut beaucoup pour la consolidation des relations entre les deux Etats. Reste maintenant  à l’actuel numéro 1 du Bénin d’explorer cette piste pour faire atteindre pourquoi pas les objectifs fixés par son gouvernement. 

*Dynamisme  Info : Edition du 06 Mars 2023*

Vente aux enchères tous azimuts de biens de condamnés : Une sorte d’intransigeance tout de même à recadrer

Des personnes interpellées pour des faits d’escroquerie, de complicité d’escroquerie, de trafic de stupéfiants et d’autres délits et condamnées à des peines d’emprisonnement assistent de plus en plus à la mise en vente aux enchères de leurs biens. En premier, l’homme d’affaires Sébastien Ajavon est concerné par cette opération amorcée par la justice pour dédommager l’Etat béninois pour de présumés préjudices subis. En effet, contraint à l’exil depuis sa condamnation à vingt d’emprisonnement ferme doublés d’amende, cet opérateur économique  béninois dont le nom est cité dans d’autres affaires, apprend la vente prochaine de plusieurs de ses biens notamment des immeubles saisis par la justice. C’est ce qui sous-tend la liquidation annoncée au plus offrant de 15 autres de ses immeubles aux mains de la justice  à Abomey-Calavi. A cette situation de l’ancien Président du patronat, s’ajoute celle de l’homme d’affaires Kikissagbé Godonou Bernard (KGB) dont la mise en vente aux enchères des biens vient  d’être ordonnée par la justice. Faut-il le rappeler,  l’intéressé arrêté, extradé au Bénin et placé en détention en 2018 avait été condamné en Février 2020 à 5 ans d’emprisonnement à et 5, 5 milliards de francs CFA d’amende pour les intérêts civils au motif d’escroquerie en bande organisée. Saisi par la justice, son patrimoine est sur le point d’être cédé. Et ce sera le moyen pour la justice de mettre à disposition des ressources financières qui auraient échappé à l’Etat béninois.  Seulement, au cœur de critiques, la formule choisie s’apparente bien entendu pour certains cas, à une arme contre des contradicteurs, d’ex alliés  aujourd’hui dans  une autre posture politique. Et c’est cette forme d’acharnement qui gène au point de ne donner aucune crédibilité à l’engagement affiché. Sans aucune intention d’aller à le dédouaner, pour des dossiers en rapport avec Sébastien Ajavon par exemple, beaucoup y lisent des intentions de nuire  pour présenter l’ex candidat à la présidentielle comme un malfaiteur ayant contribué à la destruction de l’économie de son pays.  Ce qui amène des observateurs de la vie sociopolitique à avancer qu’il paraît difficile de ne pas évoquer des règlements de comptes politiques dans  la lutte qui se mène et qui semble être orientée contre des opposants. D’où des appels à faire recadrer la pratique en vogue pour ne pas continuer à liquider les biens de personnes condamnées qui crient à des jugements pas rendus dans les formes.  

*Dynamisme  Info : Edition du 06 Mars 2023*

3ème mandat pour Talon ventilé dans l’opinion : L’homme de principe au pouvoir ne cèdera pas aux chantages d’ignares

A trois ans de la fin du second mandat du Chef de l’Etat, des personnes qui n’ont d’yeux que pour leurs intérêts agitent dans l’opinion une autre expérience dès 2026 pour Patrice Talon qui pourra continuer à diriger le pays. Exhibant de prétendues prouesses en termes de réalisations,  il trouve cela suffisant pour susciter un autre mandat au mépris des dispositions pour l’actuel numéro 1 des Béninois. Une forme d’incitation à l’illégalité à laquelle ne devra pas céder le Chef de l’Etat sans doute pas dans la logique de se maintenir au pouvoir.  Et déjà, plus d’un demandent à l’homme de principe Patrice Talon  de rappeler à l’ordre ses soutiens qui occupent leur temps à ventiler l’éventualité d’un troisième mandat en son profit. L’heure n’est pas et ne devra pas être à la distraction et Patrice Talon qui tient au respect des textes, ne doit pas se laisser emballer par ces personnes en actions que pour leurs intérêts.  

*Dynamisme Info : Edition du 06 Mars 2023*

Mois dédié à la femme: Berthe Adjahoto partage son approche à travers une lettre à Talon

Au-delà des simples célébrations, la journée de la femme et généralement le mois de Mars devra être un moment de réflexion pour se pencher sur ce qui se fait et en même temps relever les insuffisances voire les imperfections et les corriger pour se rendre davantage utile. Paule Berthe Adjahoto, Présidente de lOng Ayedun, à travers un message au Chef de lEtat, fait létat des lieux pour féliciter Patrice Talon pour le sérieux et la rigueur dans la gouvernance et attire son attention sur un certain nombre dactes à la charge de certains de ses collaborateurs  ou de travailleurs de ladministration publique qui peinent à travers leur posture, à épouser la nouvelle cadence. Pour celle  qui ne marque pas forcément son accord à une journée spécialement dédiée à la femme et prône la complémentarité entre lhomme et la femme pour atteindre ensemble les résultats de développement, il y a lieu de sarrêter un moment et parler avec sincérité, en tant que femme , mère, éducatrice, béninoise et africaine pour loin de se satisfaire, explorer les failles des actions posées qui profondément attristent. Dans sa tribune au Chef de lEtat, la  Présidente de lOng Ayedun qui affiche son satisfecit par rapport à la lutte enclenchée contre la corruption, limpunité et dautres mauvaises pratiques, se désole du comportement en dépit du nettoyage de certains béninois qui  attendent  ou réclament quelque chose ou contournent les textes  pour se faire payer, ou prendre quelque chose chez le citoyen parce quils ont rendu un service pour lequel déjà ils sont payés à travers leurs salaires. Irritée contre cet état de choses, Paule Berthe Adjahoto, tout en remerciant le Président de la République et ses collaborateurs pour le travail chaque jour abattu, appelle à faire encore plus pour amener tous les Béninois même ceux à létranger à prendre part à laventure de développement. (Lire lintégralité de sa tribune).

*Dynamisme Info : Édition du 02 Mars 2023*

Visite au Bénin de Paul Kagamé : Le chemin était comme bien balisé

Le Président Rwandais est annoncé à Cotonou. Selon des informations, il sera reçu par son homologue Béninois en Avril dans le cadre d’une visite de travail.  Plusieurs sujets en rapport avec l’économie et la sécurité seront au cœur des échanges entre les deux Chefs d’État qui se pencheront sur la création d’une compagnie de transport aérien porté par le Bénin pour rivaliser avec Air Sénégal et Air Ivoire. Un déplacement pour renforcer davantage l’axe de  coopération entre les deux pays minutieusement préparé par le Bénin. En effet, en dehors des diligences en de pareilles  occasions, il est à remarquer la sorte d’acte posé par les autorités béninoises pour honorer le Rwanda avant l’annonce de la visite. Il s’agit de la nomination au poste de Directeur général de l’Agence nationale   d’indentification des personnes  d’un Rwandais du nom de Pascal NYAMULINDA pour coordonner les activités liées à l’état civil au Bénin.  Des privilèges en dehors de l’aspect compétences, accordés au Rwanda  qui voit ainsi l’un de ses fils propulsé à un important poste de responsabilités au Bénin.   Un élément visiblement déclencheur si elle était envisagée de la visite à Cotonou de Paul Kagamé. Il n’est pas à négliger le déplacement  sur le Rwanda de Patrice Talon qui s’était entretenu avec son homologue Paul Kagamé  toujours sur les questions de coopération. En cela, le tête-à-tête d’Avril prochain peut -être  interprété comme une réponse à un acte précédemment posé. Mais ce qui saute à l’œil  et qui reste le plus évoquée est la nomination au poste de DG Anip de Pascal NYAMULINDA ; une promotion qui vient matérialiser les bonnes intentions tout au moins en termes d’échanges de compétences, nourries entre les deux Chefs d’Etat. Souvent cité en exemple en matière de bonne gouvernance, le Président Rwandais, en dehors d’autres considérations, a été  un pu comme motivé à venir au Bénin pour constater ce qui se fait pour le développement  du pays  que dirige Patrice Talon.

*Dynamisme Info : Edition du 02 Mars 2023*

Régulation de la pollution sonore : La thérapie de Madougou qui étale les « incohérences » des mesures contre les lieux de cultes

« La déférence que nous devons donc TOUS à DIEU, Maître de notre souffle, nous interdit de loger à la même enseigne, dans une démarche de régulation sonore, les lieux de culte ou de prière et les débits de boissons et autres bars qui polluent dans presque tous les coins de rue du pays ». L’ancienne ministre  de la justice sous Boni Yayi fustige les mesures des autorités gouvernementales contre la pollution sonore impliquant les lieux de culte. Depuis sa cellule, Reckya Madougou trouve anormales les dispositions en question et prévient sur les dangers  des stigmatisations religieuses et ethniques. Selon son écrit, la question de religions et d’ethnies est toujours un sujet très sensible sur lequel il ne faut pas trop tirer pour éviter d’allumer les braises d’un incendie qu’on ne pourra pas contenir. « Les réformes visant à réguler un secteur aussi sensible que celui de la pratique des religions et cultes, dans un pays déjà engagé dans une lutte antiterroriste, doivent prendre en compte tous les paramètres socioculturels ainsi que sécuritaires », laisse-t-elle lire pour appeler à éviter à  tout prix d’entretenir un contexte délétère où des amalgames et autres récupérations préjudiciables à la paix sociale peuvent servir de terreau aux ennemis de la quiétude et autres fondamentalistes djihadistes qui ont juré de semer la désolation dans les familles en s’attaquant aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire. « Ayons à l’esprit que pour moins que cela, dans certains pays, des terroristes ont pris pour prétexte des décisions officielles – justifiées ou non – à l’encontre de communautés musulmanes, pour y lancer des assauts », fait-elle observer à travers sa tribune. (Lire l’intégralité de la réflexion).

*Dynamisme Info: Edition du 02 Mars 2023*

Election d’un nouveau Président au Nigéria: Une occasion pour le Bénin de réchauffer la collaboration avec le géant de l’Est

En dehors des messages de félicitations enregistrés en de pareilles occasions, l’avènement  d’un nouveau Président au Nigeria, devra  être mis à profit par le Bénin pour relancer voire renforcer ses relations avec le géant de l’Est. Refroidie depuis la fermeture des frontières par le Nigeria en 2019, la coopération entre les deux pays n’est pas celle souhaitée pour profiter comme cela se doit au développement du Bénin.  L’Etat dont avait la charge Muhammadu Buhari faut-il le rappeler, pour endiguer la contrebande de marchandises, notamment du riz, avait  en Août 2019, fermé ses frontières avec le Bénin, le Cameroun, le Tchad et le Niger.  Seules les personnes étaient autorisées à passer.  La circulation des biens était interdite ; ce qui n’avait pas contribué à stopper le trafic qui se poursuivait de façon illicite.  Une réunion des ministres des finances et du commerce du Bénin, du Burkina-Faso, de la Côte-d’Ivoire, du Ghana, du Niger, du Nigeria et du Togo a été ensuite convoquée soit en Février 2020 par la Cedeao mais  n’a pas permis de résoudre la situation.  Toute chose qui n’a pas manqué d’affecter le Bénin et son économie surtout à travers les effets sur les opérateurs économiques.  Déjà et sur un autre plan, en sa qualité de Président en exercice de la Cedeao à l’époque, le Président Muhammadu Buhari avait envoyé son ministre des affaires étrangères à Cotonou pour aider à résoudre la crise politique qui a vu le jour au moment où le pays s’apprête à aller aux élections législatives le 28 avril 2019.  Par la suite, le scrutin qui s’est déroulé sans l’opposition avec les désagréments que cela a engendrés n’ont pas été du goût du géant voisin de l’Est. Les relations sont restées telles qu’elles étaient, pas forcément pas au beau fixe. Et avec l’avènement d’un nouveau dirigeant à la tête du Nigeria, le Bénin peut tenter  de faire corriger le tir pour tirer comme cela se doit, profits du géant voisin de l’Est.  Le Président Patrice Talon qui sait faire preuve d’humilité, a les astuces et saura  s’y prendre pour rattraper  ou combler le vide qui se dessinait.

*Dynamisme Info : Edition du 02 Mars 2023*

Tribune depuis sa cellule : Madougou : une conviction qui ne faiblit pas

Depuis sa cellule, l’ancienne ministre de la justice Reckya Madougou opine sur l’actualité nationale pour orienter dans le sens de la restauration de la démocratie. Condamnée à vingt ans d’emprisonnement ferme pour de présumés faits en lien avec les présidentielles de 2021 et purgeant sa peine à la prison civile d’Akpro-Missérété, elle ne faiblit pas dans sa conviction de prôner la bonne gouvernance et de défendre les libertés et les droits humains  au profit de l’unité et de la cohésion nationales.  Ce qui fait l’actualité au niveau de l’ancienne membre du gouvernement de Boni Yayi est la réflexion portée sur la régulation par les autorités béninoises du bruit. Une règlementation qui n’a pas épargné les lieux de cultes interdits de recourir  à des appels sonores pour convier aux prières dans les mosquées et églises. Des mesures attaquées par Reckya Madougou qui estime que ce qui avait cours n’a jamais été la cause des véritables pollutions sonores au Bénin. Pour celle qui dit avoir subi déjà toutes les humiliations de la part des dirigeants en place, la « déférence que nous devons donc TOUS à ce DIEU, Maître de notre souffle, nous interdit de loger à la même enseigne, dans une démarche de régulation sonore, les lieux de culte ou de prière et les débits de boissons et autres bars qui polluent dans presque tous les coins de rue du pays ». Elle affirme que le décret 2022- 301 du 25 mai 2022 est une forme d’empiétement au libre exercice de la liberté de culte et de religion dont les religions musulmane et catholique sont les principales victimes. « Les appels sonores à la prière n’empêchent pourtant nullement l’exercice d’autres cultes religieux », fait-elle observer  à travers sa tribune par laquelle
elle avance que la démocratie béninoise est depuis 2016 sous assistance respiratoire eu égard aux multiples lois liberticides qui se sont succédées. Evoquant son propre cas, la pensionnaire de Missérété dit avoir tout subi de la part du pouvoir en place et qui ne reste qu’aux décideurs actuels de lui ôter la vie. « J’ai moi-même conscience qu’après avoir opiné à l’encontre de certains intérêts, vous me soumettrez encore à d’autres représailles dans les geôles comme à l’accoutumée. Mais comme je l’ai dit à ceux qui m’oppriment ici selon vos ordres, vous m’avez déjà tout fait subir, privée de tout. La seule chose qu’il vous reste à faire, c’est m’ôter la vie. Heureusement que pour ce faire, Seul Mon Créateur peut décider du moment et du comment. Je reste donc stoïque dans ma douleur par la Main Puissante qui me couvre et j’attire votre attention sur les dangers de certaines décisions bien curieuses », laisse-t-elle lire comme pour signifier qu’elle ne faiblira pas dans son combat contre la tyrannie et  l’injustice  sous toutes ses formes .Une démarche et une prise de positions de l’ancienne ministre de la justice saluées au sein de l’opinion où l’on félicite Reckya Madougou pour sa constance et le courage dont elle fait preuve.

*Dynamisme Info : Edition du 03 Mars 2023*